ToulÉco

Publié le dimanche 27 mai 2018 à 20h00min par Béatrice Girard

Toulouse. Jean-Michel Mandin nouveau président de Giesbert & Mandin

Il est le « M » de Giesbert & Mandin. Ancien sondeur, ex-directeur de cabinet de collectivités, Jean-Michel Mandin devient, à 30 ans, le patron de l’agence toulousaine et promet de conserver l’ADN de l’entreprise.

En 2009, Jean-Michel Mandin a 21 ans, une licence d’AES en poche doublée d’une grosse envie d’entreprendre. Il décroche son premier job à Lyon, propose des études de marché à des entreprises puis crée rapidement son propre institut de sondages, J2M. Au même moment à Toulouse, après une première carrière de journaliste, Jean-Christophe Giesbert crée Giesbert & Associés, entreprise de conseil en communication. A priori ces deux-là n’avaient aucune raison de se croiser. Pourtant, en février dernier, Giesbert & Associés est devenu Giesbert & Mandin (805.000 euros de chiffre d’affaires et dix salariés fin 2017).

Jean-Christophe Giesbert a choisi ce trentenaire, ancien sondeur, ex-directeur de cabinet, pour devenir actionnaire majoritaire de son entreprise, dont il reste pour l’heure directeur associé. « Jean-Christophe est quelqu’un de bienveillant qui compte beaucoup à Toulouse. Quand il m’a dit réfléchir à la transmission de son entreprise, je lui ai dit que j’étais intéressé », raconte le jeune homme. Un pari osé pour ce natif de Saint-Étienne, qui découvre aujourd’hui Toulouse et ses réseaux et dit « faire son intégration avec beaucoup d’humilité ».

Allers-retours entre com et politique

« En dix ans, j’ai fait des allers-retours permanents entre communication et politique, et je l’assume car j’ai toujours eu une appétence pour la politique, et mon profil est celui d’un communicant-institutionnel. » C’est d’ailleurs en politique qu’il trouve ses premiers clients grâce à un calendrier électoral débordant entre 2012 et 2014 (législatives, municipales…). « Durant cette période j’ai réalisé pas moins de quarante-deux sondages pour des députés et des candidats aux municipales en Rhône-Alpes, ex-Languedoc-Roussillon, Bourgogne, Auvergne… »

Mais les élections ne durent qu’un temps et Jean-Michel Mandin repositionne son activité après une rencontre (encore !) avec Bruno Peylachon, maire DVD de Tarare dans le Rhône, qui le décide à devenir directeur de cabinet en 2014. Il le quittera en 2016 pour rejoindre le cabinet de Didier Mouly (sans étiquette) à Narbonne. Aujourd’hui pourtant, pas question de baser son nouveau business sur la politique. « Chez Giesbert & Mandin nous faisons 80 % de privé et 20 % de public et je compte bien conserver cet ADN », promet-il. À une nouveauté près : l’agence de « relations médias et influence » devient « relations médias opinion et influence ». « On ne fera pas de sondage, mais on le préconisera à nos clients si besoin. » Le dirigeant prévoit l’ouverture d’un bureau à Lyon pour lequel un recrutement est déjà lancé et un second à Montpellier. Objectif ? « Prendre des parts de marché dans la grande région, où la concurrence n’est pas si présente et atteindre 1 million d’euros de chiffres d’affaires en 2020. »
Béatrice Girard

Sur la photo : Jean-Michel mandin, le nouvel homme fort de la société Giesbert et Mandin. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

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