ToulÉco

Publié le mercredi 25 septembre 2019 à 18h30min par Béatrice Girard

A Toulouse, l’immobilier mène grand train

A la veille de l‘ouverture du salon de l’immobilier, la Chambre des notaires livre son diagnostic du marché de l’ancien dans la Ville rose. Verdict ? Volumes de ventes records et prix en hausse pour la troisième année consécutive.

À première vue rien ne change. Toulouse, classée seulement au huitième rang des villes les plus chères de France en matière d’immobilier, reste raisonnable avec un prix médian de 2780 €/m2, selon les dernières statistiques de ventes observées par les notaires entre juin 2018 et juin 2019. La Ville rose reste en effet loin derrière Bordeaux et Lyon, qui affichent toutes deux des prix médians supérieurs à 4000 €/m2 ou encore Nice, Lille et Nantes au delà de 3000 €/m2.

Dans le détail pourtant, les prix du marché immobilier toulousain sont en hausse pour la troisième année consécutive. « La hausse a atteint 5,5 % en moyenne entre juin 2018 et juin 2019, mais beaucoup plus dans certains quartiers et les volumes de ventes continuent de battre des records avec 15.000 ventes d’appartements attendues d’ici la fin de l’année en Haute-Garonne dont 90% à Toulouse », indique Philippe Pailhès, le président de la chambre des notaires de la cour d’appel de Haute-Garonne.

Un marché moins spéculatif

Ainsi, Saint-Etienne est désormais le quartier le plus cher de la ville à 4800 €/m2, en hausse de 15,2%. Forte hausse aussi pour les Carmes (8,2%) avec un prix médian à 4400 €/m2.
A l’extérieur des boulevards, les faubourgs ne sont pas épargnés par le phénomène. Les amidonniers (3460 €/m2) ont enregistré une hausse de 14,3%, les Minimes (2680 €/m2) de 10,7%, les sept-deniers (2910 €) de 6,3% et le fer à Cheval (3210 €/m2) de 14,3%. « Sans doute l’effet d’appropriation du tram », selon les notaires.

Des hausses qui finissent par produire de fortes disparités selon les quartiers. Il y a ainsi un rapport de 2,5 entre les quartiers les plus chers et les quartiers populaires qui affichent un prix médian à 1800 €/m2.
Dans ce contexte de hausse, une bonne nouvelle mérite cependant d’être soulignée : c’est la durée de détention qui augmente. « A Toulouse 30% des biens sont détenus pendant plus de quinze ans, alors qu’avant 2009, la majorité était revendus avant cinq ans, ce qui rend aujourd’hui le marché moins spéculatif », commente ainsi maître Frédéric Giral.
Béatrice Girard

Sur la photo : A Toulouse l’immobilier ancien pulvérise les performances avec 15 000 ventes attendues en 2019. Crédits : DR - ToulÉco.

Agenda

Le salon de l’immobilier de Toulouse se tiendra du 27 au 29 septembre au parc des expositions de Toulouse. Plus d’infos sur salons-immobilier.com/toulouse