ToulÉco

Publié le dimanche 13 mai 2018 à 20h27min par Audrey Sommazi

Les ambitions de Satys, ex Finaero, dans les secteurs de la peinture avion et du câblage

Pour surfer sur la croissance du trafic aérien, Finaero, bien ancrée à Toulouse, se structure : elle change de nom, regroupe ses activités et se fixe comme objectif d’atteindre 400 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025.

Discret sous-traitant, le groupe Finaero s’impose doucement. En moins de vingt ans, cette ETI dirigée par Christophe Cador, patron majoritaire au capital et qui entend le rester, a su capitaliser sur son métier d’origine, la peinture-étanchéité des avions, pour ajouter des compétences complémentaires afin ne pas dépendre de ce seul marché : assemblage des harnais électriques et des systèmes câblés ainsi que l’aménagement intérieur pour l’aviation d’affaires.

Fondée en 1999 suite au rachat de STTS (peinture et étanchéité), cette holding passe un cap et affiche de grandes ambitions dès 2018. Avec 172 millions d’euros de chiffre d’affaires, celle qui emploie 2500 salariés répartis dans onze pays, veut dépasser les 200 millions d’euros d’activité d’ici la fin de l’année. Puis d’atteindre les 400 millions en 2025. Et les effectifs suivront la même courbe, avec un doublement d’ici sept ans. Blagnac, le siège du groupe, devrait profiter de ces recrutements.

Traitement de surface

Pour gagner en lisibilité, l’entreprise annonce un changement d’appellation : Finaero devient Satys. « Il était indispensable d’unifier les entités sous un même nom pour gagner en lisibilité par rapport à nos clients et aux marchés », assure Yann Bonnet, directeur du développement et du marketing. Suite aux nombreux rachats, la société se structure désormais en quatre pôles.

STTS devient Satys Sealing & Painting. Cette locomotive du groupe (60 % du chiffre d’affaires) positionnée sur le marché de la peinture des avions neufs intensifie sa présence sur celui de la repeinture et au Moyen-Orient.
Satys Interiors, anciennement AIP, AIT et SMTC, se déploie à Toulouse et sur quatre autres sites, bientôt six avec un atelier à Dubaï, pour concevoir et fabriquer des aménagements intérieurs pour les cabines d’avions VIP en petite série et sur mesure.

Satys Electric (ex CIEE Interconnect) fabrique depuis son usine de production à Bangkok des harnais et des systèmes câblés, assemblés dans le Jura. Deux nouvelles implantations, en Allemagne et aux États-Unis, renforcent son développement.
Avec Satys Surface Treatment, le groupe se diversifie dans le traitement de surface et prévoit de lourds investissements pour développer cette nouvelle activité. « Nous misons sur la croissance externe par le rachat d’une entreprise en France », affirme Yann Bonnet, sans toutefois donner davantage d’information. Il précise que cette filiale assure déjà le traitement de surface des pièces de structure, comme les pâles, des hélicoptères d’Airbus.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Satys Sealing & Painting – ex STTS- va intensifier son développement au Moyen Orient en ouvrant en 2019 un nouveau site de peinture capacité A380 sur l’aéroport de Dubaï South Al Maktoum. Crédits Marc Josse.