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Publié le mardi 25 septembre 2018 à 21h59min par Philippe Font

Aerospace Valley met le cap sur les filières aéronautiques du futur

Le pôle de compétitivité Aéronautique, Espace et Systèmes Embarqués se prépare à une nouvelle ère imposée par l’État. Pour passer ce cap, Aerospace Valley peut s’appuyer sur son bilan, mais aussi sur l’émergence programmée de nouvelles filières.

Renforcer son ancrage territorial et développer des programmes d’avenir sur les avions autonomes, la propulsion électrique ou encore la mise en avant des acteurs du New Space… Au terme de sa première année d’exercice, Yann Barbaux, a dressé le bilan de ses douze mois passés dans la fauteuil de président d’Aerospace Valley. Il a aussi affiché les perspectives du pôle lors de sa 14e assemblée générale.

« Le nombre d’adhérents a augmenté de 23%, avec près d’une centaine de nouveaux membres qui ont rejoint Aerospace Valley en une année… Vingt-et-un sont implantés en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie. Le pôle a labellisé sur la même période plusieurs nouveaux projets pour un montant de 108 millions d’euros dans le cadre des deux derniers appels du FUI, le Fonds unique interministeriel », se félicite-t-il encore. Depuis la création du pôle de compétitivité, 584 projets ont été labellisés pour un total de 1,5 milliard d’euros, dont 623 millions d’euros d’aides publiques.

Intégration d’une filière drône en 2019

Ces bons résultats permettent à Aerospace Valley d’atteindre ses objectifs au moment où le gouvernement a lancé l’appel à proposition de l’ère IV des pôles de compétitivité. Cette nouvelle phase, cruciale pour les pôles, exigera une plus grande autonomie et donc moins de soutien de fonds publics. D’où la volonté de se projeter en misant sur de nouvelles filières. Le pôle Aéronautique, Espace et Système Embarqués veut favoriser l’émergence de nouveaux projets, les filières électriques et hydrogène, ainsi que l’exploitation de données spatiales en coopération avec d’autres structures. Comme par exemple, à partir de 2019, la mise en place d’une filière drône. L’intégration du cluster Drone Aetos au sein d’Aerospace Valley s’accompagne du rapprochement avec l’association Aeroteam (Poitou-Charentes).

Toujours dans la perspective du développement des projets à venir, Aerospace Valley s’est vu fixer une feuille de route par l’État afin de se rapprocher de l’Europe. Car si les dotations du FUI sont reconduites pour les deux ans à venir, le doute subsiste après 2020. « Il est compliqué actuellement pour les PME d’aller chercher des financements européens. Le pôle va les accompagner pour démarcher ces crédits », explique de son côté Bruno Nouzille, vice-président du pôle Aerospace Valley. L’exemple du New Space Factory, une quinzaine de PME opérant sur les nanosatellites, en est la preuve. « Cela leur permet de chasser en meute, car pour réussir il faut se regrouper » rappelle encore Yann Barbaux.
Philippe Font

Sur la photo : Yann Barbaux, président du pôle de compétitivité Aerospace Valley. Crédits : Rémi Benoit.

P.S.

Dans le cadre de cette assemblée générale, une convention de partenariat a été signée entre le pôle et le campus des métiers et des qualifications de l’aéronautique et du spatial en Occitanie. L’objectif de cet accord est d’apporter aux entreprises du secteur plusieurs types de services dans le domaine de la formation, de l’emploi et du recrutement afin de permettre une meilleure adéquation entre les besoins en compétences attendus par les entreprises et les profils des candidats.