ToulÉco

Publié le mardi 6 octobre 2009 à 22h03min par Nathalie Malaterre

« Afat et Selectour pourraient être de l’avenir de Fram »

Jean-Pierre Mas, p-dg d’Afat Voyages

Jean-Pierre Mas, p-dg d’Afat Voyages, revient sur les motivations de la fusion de son groupe avec Selectour. Internationalisation et développement de la production sont dans les plaquettes.

Pourquoi avez-vous choisi Selectour en particulier ?

Parce que Selectour, de par sa taille, sa structure et sa culture, ressemblait à Afat. Une fusion ne pouvait qu’être facilitée dans ses conditions. Depuis dix ans chaque groupe a pensé à ce rapprochement, sans qu’aucun contour ne soit vraiment défini. C’est le changement de manager à Selectour et la conjoncture économique qui ont précipité les choses l’an dernier. Tant mieux.

Est-ce à dire que pour résister à la crise, la fusion est devenue incontournable pour Afat et Selectour ?
Non pour résister, mais pour continuer de conquérir !

Vous détenez désormais un quart du marché français, l’Hexagone est déjà conquis donc, vous songez à l’internationalisation ?

Bien sûr, c’est l’une des premières visées du groupement. Au 1er janvier prochain, nous serons les leaders en France, on ne pourra donc se contenter de ce marché. Dès l’an prochain nous allons passer au stade européen car le voyage en avion est un secteur en forte progression. Partout dans le monde.

Et le second objectif ?

L’intégration verticale. Si nous ne distribuons pour l’instant que du voyage d’affaire et de vacances, à terme il s’agira pour nous d’en produire. On ne peut occulter cette nécessité. Par absorption ou par création. En mutualisant nos moyens, nous allons pouvoir développer cet axe, pour autant aucun calendrier n’est encore tout à fait arrêté. La priorité aujourd’hui c’est de finaliser au 31 décembre le côté juridique de notre fusion. D’établir notre prévisionnel pour 2010 et de préparer l’augmentation de capital.

Vous pourriez donc absorber Fram par exemple ?

La couleuvre pourrait avoir l’idée d’avaler le crocodile… Là, nous n’en avons pas les capacités, et puis il y a d’autres dossiers également ! Mais je ne vais pas nier que l’histoire de Fram nous intéresse. Le devenir de Fram, qui est notre principal fournisseur, est un sujet de préoccupation, nous restons vigilants. Qui sait !?
Propos recueillis par Nathalie Malaterre

Photos Hélène Ressayres - DS Media.

P.S. :

Le nouveau groupe, dorénavant premier réseau touristique français, se constitue de 1170 points de vente à travers la quasi totalité des départements français pour un volume d’affaires estimé à 2,9 milliards d’euros.