ToulÉco

Publié le mercredi 6 septembre 2017 à 19h18min par Philippe Font

Airbus, Val Tolosa, Cocolico… L’actu toulousaine de cet été qu’il ne fallait pas rater

Vous venez juste de quitter vos tongues et remiser votre serviette de plage jusqu’à l’année prochaine ? ToulÉco organise une session de rattrapage sur quelques-uns des faits économiques qui ont marqué la période estivale.

Airbus a livré son 100e A350

Trente mois après la première livraison de cet appareil, Airbus a confié les clés du centième A350 XWB à la compagnie China Airlines (photo). Preuve que la commercialisation du long-courrier de l’avionneur européen suit des cadences de production « jamais rencontrées », souligne Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus qui espère atteindre l’objectif de dix livraisons d’A350 par mois d’ici fin 2018.
Grâce au nouvel appareil de l’avionneur européen, China Airlines espère développer de façon significative ses liaisons longs-courriers avec l’Europe et l’Amérique du Nord. La compagnie chinoise devrait d’ailleurs prendre possession de trois autres appareils d’ici la fin de l’année. Alors que l’A350-1000, la plus grande version de ce modèle, est en voie de certification, Airbus a déjà enregistré 847 commandes fermes pour l’A350 XWB émanant de quarante-cinq compagnies différentes.

Les opposants gagnent du terrain dans les dossiers Val Tolosa et Sivens

Dans le dossier Val Tolosa, opposants et partisans du méga centre commercial à l’ouest de Toulouse (photo) ont connu un été agité : le 12 juillet, le préfet de Haute-Garonne signait un nouvel arrêté autorisant la destruction d’espèces protégées sur le futur site de Val Tolosa, celui-ci estimant que « la durée de compensation sur le plan environnemental de 20 à 30 ans proposé par le promoteur » était suffisant. Le 28 juillet, le tribunal administratif de Toulouse annule ce même arrêté préfectoral, empêchant ainsi le début des travaux au cours de l’été 2017, comme l’avait prévu initialement le promoteur Unibail-Rodamco. Le projet Val Tolosa de 60.000 m² et de 150 boutiques lancé depuis une quinzaine d’années se trouve de nouveau à l’arrêt.

A Sivens aussi, il y a du nouveau : sur le site du barrage tant contesté, les services du conseil départemental du Tarn ont débuté au mois d’août des travaux de réhabilitation (1,3 million d ’euros payés par l’État) afin de rendre l’endroit à l’identique. Alors que des milliers de mètres cube de terre ont été déplacés, dans les semaines à venir, des travaux de replantation seront entamés afin que cette parcelle de la vallée du Técou retrouve son visage originel.

Le maire de Blagnac Bernard Keller tire sa révérence

Après quatre mandats et 21 ans passés dans le fauteuil de maire de Blagnac, Bernard Keller (photo) a décidé de démissionner. Élu en 2014, il n’ira donc pas au bout de son mandat, prévu jusqu’en 2020. « C’est le bon moment, nous avons réalisé ou engagé la plupart des projets pour lesquels nous avons été élus », explique Bernard Keller qui a décidé de passer le relais à Joseph Carles, compagnon politique depuis plus de quinze ans. Ce dernier, adjoint aux finances et élu à la Métropole, verra sa candidature soumise au conseil municipal le 5 octobre prochain. Certes, Bernard Keller reconnaît que désormais, il aura beaucoup plus de temps pour faire du vélo, son passe temps favori. Mais il ne coupe pas tout à fait avec la politique : élu à la Métropole et au Conseil régional, il y conserve ses mandats et continuera à défendre le secteur aéronautique en Occitanie.

Clap de fin pour Cocolico

La start-up montalbanaise Cocolico, spécialisée dans la confection d’habits pour bébés, a baissé le rideau. Selon Muriel Thuillier, créatrice de Cocolico (photo), c’est le refus des autorités chinoises d’accorder l’autorisation d’exploiter la marque dans leur pays, qui est à l’origine des déboires de l’entreprise. Les débouchés sur le marché chinois représentaient 95% du chiffre d’affaires de l’enseigne. Créée en 2013, Cocolico employait seize salariés et avait lancé en octobre 2016 une campagne de crowdfunding pour sauver l’entreprise. Celle-ci n’aura visiblement pas suffi.
Philippe Font