ToulÉco

Publié le mardi 9 octobre 2018 à 19h40min par Philippe Font

Haute-Garonne. Arcométal : une croissance et une santé de fer

L’entreprise Arcométal basée à Saint-Gaudens s’impose depuis trois ans comme un des spécialistes du meuble inox pour la restauration, l’hôtellerie ou la grande distribution.

Arcométal ne connait plus la crise. La société basée aux portes de Saint-Gaudens et spécialisée depuis 1979 dans la fabrication de meubles inox haut de gamme et sur-mesure connait une croissance importante depuis quelques années. Avec un chiffre d’affaires de 2,8 millions d’euros en 2017, les deux dirigeants Fabien Lamolle (directeur général) et Frédéric Mallet (PDG) qui ont repris la société en 2011, visent 3,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018.

« Nous espérons atteindre les 5 millions d’euros d’ici trois ans et embaucher une dizaine de personnes supplémentaires », indique Frédéric Mallet. Si le marché local représente une part importante du business d’Arcométal, l’ouverture au marché parisien a permis à la société saint-gaudinoise de s’installer durablement dans le paysage : les meubles inox d’Arcométal se retrouvent dans les grands hôtels et restaurants de Méditerrannée, de la côte Atlantique, de Paris ou de Lourdes, ou les restaurants d’entreprise (SNCF ; Airbus, Total, Michelin, les restaurants universitaires du Crous…) qui représentent 90% de l’activité.

Recrutement en tension

Menacée plusieurs fois de disparition au cours des quatre dernières décennies, Arcométal a vu son salut dans le démarchage de clients au niveau national, notamment en région parisienne, ainsi que dans la diversification de son activité. En plus de la production de meubles en aluminium, la trentaine de salariés de la PME commingeoise fabrique également des éléments à base de bois, de verre, de pierres naturelles (granit, marbre) et synthétique. L’usine de 3000 m² devrait s’agrandir de 1000 m² supplémentaires et accueille une trentaine de salariés, dont trois ingénieurs attachés au bureau d’étude. Elle a vu au cours des dernières années des acquisitions importantes de matériels : une plieuse qui a nécessité un investissement de 250.000 euros, et en 2016, 300.000 euros ont été investis dans trois machines permettant de travailler le bois.

Les ateliers de découpe au jet d’eau, de polissage, d’usinage ou d’assemblage permettent à la société qui souhaite conserver ses attaches dans le Comminges de figurer parmi les leaders dans son secteur d’activité. Dans ce tableau idyllique, la seule ombre au tableau réside dans la difficulté des dirigeants d’Arcométal de recruter du personnel qualifié. En effet, embaucher des soudeurs ou des menuisiers dans ce secteur du département de la Haute-Garonne est très compliqué. « Les gens ne souhaitent pas venir, il y a 20% d’écart avec les salaires à Toulouse », regrette Frédéric Mallet qui n’hésite pas à mettre en avant la qualité de vie. Visiblement insuffisant pour attirer les candidats.
Philippe Font

Sur les photos  :
> En haut : Vue de l’usine avec ses machines permettant de plier ou d’usiner l’inox, le bois ou la pierre. Crédits : Théo Renaut - ToulÉco.
> En bas : Frédéric Mallet et fabien Lamolle, Pdg et directeur général d’Arcométal. Crédits : Théo Renaut - ToulÉco.

1 Commentaire

  • Le 10 octobre à 23:59 , par Yannick Marsault

    Bonsoir.

    Des difficultés de recrutement expliquées par « Les gens ne souhaitent pas venir, il y a 20% d’écart avec les salaires à Toulouse » …
    … rien n’interdit à ce chef d’entreprise d’offrir de meilleures conditions salariales !

    La localisation à St Gaudens offre déjà des avantages (disponibilité et coût du foncier, taxes, etc.), sans compter la fameuse "qualité de vie"…

    Sans doute cette "qualité" justifierait-elle une décote des salaires, sauf peut-être pour les dirigeants …

Répondre à cet article