ToulÉco

Publié le mercredi 28 août 2019 à 18h00min par Johanna Decorse

Artopic Gallery planche pour le pop art

article diffusé le 23 avril 2019

Ouverte depuis l’automne, la galerie Artopic représente une dizaine d’artistes dans le champ du pop art et du street art. Cette nouvelle adresse toulousaine, lieu de vente et d’exposition, défend l’idée d’oeuvres uniques, accessibles à tous.

Ne cherchez pas de vitrine, Artopic Gallery n’a pas tout à fait pignon sur rue. Un coup de sonnette à son nom, au 6 rue Clémence Isaure, vous ouvrira les portes de cette nouvelle adresse toulousaine dédiée au pop art et au street art. D’une petite pièce au rez-de-chaussée, sorte de sas d’entrée, part un escalier droit qui conduit à l’étage supérieur. Mur en brique et fenêtres en arcade, poutres apparentes, parquet massif sur lequel trône un canapé design pour un point de vue confortable sur plusieurs oeuvres exposées…

C’est dans cet écrin feutré que Mélissa Benon vient de prendre ses quartiers. Formée à l’université Jean-Jaurès à l’histoire et aux métiers de l’art, cette jeune passionnée de 24 ans a passé une année à Paris avant d’intégrer la galerie Next de la rue Croix-Baragnon jusqu’à sa fermeture en 2017. Son « feeling » avec les artistes et les collectionneurs qu’elle côtoie alors la décide à se lancer dans l’aventure, à ouvrir son propre lieu. Depuis le 9 octobre, c’est chose faite. Les huit plasticiens que Mélissa Benon représente ont pris place dans son espace.

Dix maximum

« Au-delà de dix, on perd le côté unique de l’artiste, on risque l’accumulation. Je suis dans le personnel pas dans la quantité. Je veux consacrer du temps à mes artistes tout comme aux collectionneurs et aux amateurs d’art qui solliciteraient mes conseils. Artopic Gallery, ce n’est pas un magasin de déco. C’est un lieu où l’on peut acheter des oeuvres mais aussi découvrir des artistes, connus ou émergents », explique-t-elle.

Aucun nom venu de Toulouse sur les murs. Il ne manque pourtant pas de signatures dans la Ville rose en matière de street art. Ça viendra peut-être… « Il ne faut pas se marcher sur les pieds », estime la directrice d’Artopic Gallery qui garde néanmoins sa porte ouverte. Pour l’heure c’est David Ferreira et ses oeuvres en trois dimensions mêlant toile, Plexiglas et acrylique qui ont rejoint son catalogue. Aux côtés de l’artiste palois figurent aussi Dominique Capocci, ancien publicitaire adepte du graff sur toile ou encore Kiko qui revisite à l’aérosol et à l’acrylique les grandes icônes américaines.

Achat en ligne

Ancienne styliste-modéliste, l’artiste ASO-P y dévoile son Fesselier, bas de mannequin customisé ou ses conserves de Barbie et David Zeller, dit ZED, ses silhouettes épurées, dans différentes poses ou attitudes. Chacune de ses sculptures minimalistes est réalisée à la main par thermoformage à partir de verre acrylique et fait l’objet d’une série de cent numérotées. Représentés par Artopic Gallery mais pas seulement, tous ces artistes ont en main des techniques communes et en tête, des références universelles liées à la pop culture.

Pour les diffuser, Mélissa Benon a fait des réseaux sociaux et de la communication digitale son deuxième outil. C’est le moyen pour elle de toucher d’autres publics que les collectionneurs, notamment les trentenaires pas vraiment initiés mais qui la suivent sur Instagram et Facebook et fonctionnent au coup de coeur. La jeune galeriste propose aussi l’achat en ligne des oeuvres de son catalogue, dont les prix oscillent entre 100 et 7000 euros. Acheter une toile comme on s’offre un voyage, en un seul clic, c’est le principe de cet art que la jeune galeriste veut accessible et facile à (a)voir.
Johanna Decorse
Photo Rémy Gabalda - ToulÉco