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Publié le mardi 3 juillet 2018 à 20h40min par Audrey Sommazi

Association Toulouse 2030 : à quoi ressemblera la Ville rose dans douze ans ?

Les 12, 13 et 14 octobre, les Toulousains sont invités à découvrir la ville comme ils ne l’ont jamais vue. C’est ce que promet l’association Toulouse 2030.

Tropisme du Sud ? Dynamisme économique tiré par l’aéronautique ? Le charme de la vieille ville ? Il y a sans doute un peu de tout cela pour expliquer la croissance démographique de Toulouse et de son agglomération, qui ne cessent de battre des records en la matière. Les chiffres constatés par l’Insee en janvier 2017 placent Toulouse en tête des villes françaises dont la population a le plus augmenté en un an, avec quelque 8000 nouveaux habitants.

Ainsi, la Ville rose, qui compte 470.000 habitants en 2014, est l’une des rares agglomérations françaises dont le centre progresse autant que la périphérie, marquant à la fois une densification de son centre-historique et une propension toujours réelle à l’étalement urbain. Ce phénomène est également observé pour l’agglomération : l’aire urbaine a progressé de près de 19.000 habitants par an, pour atteindre 1,3 million d’habitants. Mais toute médaille a son revers. Cette croissance démographique pose des problèmes d’urbanisme, de transport et de qualité de vie.

Un million d’euros de budget

Les enjeux et les défis de la ville d’aujourd’hui et de demain sont au centre des préoccupations de Toulouse 2030. L’association créée un « évènement unique » du 12 au 14 octobre autour de deux thématiques, l’architecture et l’urbanisme. Place du Capitole, sous une canopée circulaire en textile mirolège conçue par les architectes Sébastien Martinez-Barat et Benjamin Lafore, les Toulousains sont « invités à découvrir l’évolution de la ville » et « comment elle se prépare à devenir une métropole », selon Pierre Carli, président de Toulouse 2030. Par ailleurs président du directoire de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées, il a rassemblé un million d’euros de budget auprès d’entreprises mécènes pour mener à bien ce projet, appelé à se renouveler tous les deux ans.

Cette première édition se caractérise par un programme chargé en conférences, débats, expositions, rencontres et tables-rondes. « Nous allons montrer les éléments valorisants de la ville comme le travail fondamental de l’urbaniste Joan Busquets pour l’image de Toulouse », précise Dominique Boudet. Le cofondateur de l’évènement et auteur de L’habitat collectif à Zurich salue aussi l’arrivée de la troisième ligne de métro et la construction « d’éléments remarquables », comme le PEx.

Les étudiants de l’école d’architecture de Toulouse sont aussi appelés à contribuer pour aller au-delà du constat. Sous la houlette de quatre architectes, ils présenteront leur vision à l’horizon 2030 de quatre quartiers, dont celui des Arènes et la zone industrielle du Chapitre.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Le futur Pex dont l’ouverture est prévue fin 2019 sera au centre des discussions de l’événement Toulouse 2030 du 12 au 14 octobre. Crédits : DR

3 Commentaires

  • Le 4 juillet à 08:10 , par DUZERT

    On voit que les élections municipales approchent ! bon coup de com ’ pour la mairie

    • Le 5 juillet à 17:48

      J’habite à Toulouse depuis 2003 (barrière de Paris). Je me désole de voir des de voir des avenues entières se transformer avec un alignement d’immeubles sans aucune recherche d’harmonie les uns par rapport aux autres… (l’un met deux lampadaires, l’autre des grilles, l’autre encore des arbres….). La jolie ville rose harmonieuse est elle réservée à l’hyper-centre ? Pourquoi ne pas profiter de cette transformation des quartiers pour ajouter des arbres dans nos rues et une cohérence d’ensemble qui contribuerait à renouveler l’âme de notre ville ? En espérant qu’une réflexion et des actions verront le jour…

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      • Le 11 juillet à 22:13, par Paul

        J’habite Toulouse depuis plus de 40 ans. Je me désole moi aussi de la triste évolution de Toulouse.

        Beaucoup trop de nouveaux immeubles plus banals les uns que les autres.
        L’avenue Saint Exupéry en est, parmi d’autres, une illustration, avec la disparition définitive de nombre de maisons et de toulousaines qui faisaient l’identité d’un quartier.

        On a l’impression que les erreurs d’urbanisme des années 60 n’ont pas servi de leçon.
        Dans 20 ou 30 ans démolira-t-on ces immeubles que l’on construit en ce moment, comme l’on a détruit les barres des années 60 ?
        En tout cas les immeubles construits en ce moment ne resteront pas dans l’histoire comme des trésors d’architecture.

        Dans quelle ville voulons nous vivre aujourd’hui et demain ?
        Une ville avec toujours plus de concentration et d’anonymat ?
        Souhaite-t-on battre des records de croissance de la population de Toulouse ?
        Les grandes métropoles du monde sont elles des modèles de bien être ?
        Ou bien préfère-t-ton vivre dans une ville à taille humaine où le critère principal de développement soit la qualité de vie ?

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