ToulÉco

Publié le mercredi 5 septembre 2018 à 17h00min par Audrey Sommazi

Bassin d’Arcachon : Échappée belle sur la côte Atlantique

Avec ses senteurs iodées, son vaste miroir d’eau à peine ridé, ses cabanes tchanquées et ses pinasses, le bassin d’Arcachon est une parenthèse hors du temps étonnamment préservée, à quelques kilomètres de Bordeaux.

« On rame, on dort, on se roule dans le sable, on se promène… ». C’est ainsi que Jean Cocteau résumait à sa mère son séjour sur le bassin d’Arcachon. Dès 1917, le dramaturge se rend régulièrement à l’hôtel Chanteclerc à Piquey, un village près du Cap Ferret, pour y passer l’été. Il apprécie la solitude et la vie sauvage de cette lagune de 155 km² ouverte sur l’océan. Et fait découvrir ce « far west » où l’« on se croirait aux premiers âges du monde » à Jean Marais et Raymond Radiguet. Une cinquantaine d’années après la disparition du poète, on rame encore sur les eaux calmes, on dort, on se roule dans le sable, on pédale aussi.

Car en 2018, la tendance est toujours aux vacances nature, entre balades à vélo dans les forêts de pins (220 km de pistes cyclables), rides en surf, dégustation d’huîtres accompagnées de vin blanc, les pieds dans l’eau, cabotage en pinasse, petite embarcation à fond plat, et dîners dans des restaurants qui s’appellent tous « chez » Hortense, Auguste, Huguette… Le paysage, inscrit depuis 1981 à l’Inventaire des sites pittoresques, s’affiche, conforme aux cartes postales : une étendue d’eau fermée par la presqu’île du Cap Ferret et, plantée au centre de ce « lagon », la fameuse île aux Oiseaux et ses cabanes tchanquées, perchées sur pilotis.

Baignades côté bassin ou côté océan

À l’ouest, l’océan et ses kilomètres de plages blondes, caressées par des rouleaux. Et, tout autour de la lagune, des stations balnéaires rétro comme Arcachon et ses villas du XIXe siècle, Andernos-les-Bains et sa jetée construite en 1926, longue de 232 mètres. Mais aussi Arès et ses cabanes de pêcheurs, un endroit magique loin de la cohue estivale. Ou encore Lège-Cap-Ferret. La presqu’île est-elle encore un petit coin de paradis ? Oui, avec, au choix, des baignades côté bassin ou côté océan. Et, pour prendre cinquante-sept mètres de hauteur très exactement, il suffit de grimper les 258 marches de l’escalier en colimaçon du phare…

La vue est aussi belle qu’instructive : on comprend en un coup d’oeil la géographie et les forces à l’oeuvre autour du bassin. La dune du Pilat et le banc d’Arguin, cet îlot sableux océanique situé à l’entrée de la lagune classé réserve naturelle. Ainsi que le domaine de Certes-Graveyron. À pied ou à vélo, cette balade au bord des prés salés - marais salants et bassins de pisciculture - offre un beau panorama sur cette étendue d’eau ou de sable, selon la marée. Le clou de cette promenade encore peu fréquentée : l’arrivée sur la plage sauvage de Graveyron, la seule d’Audenge, accompagnée par des oiseaux migrateurs.

Audrey Sommazi
Photos Hélène Ressayres - ToulÉco

Carnet de route

• Comment y aller ?
Le train est un excellent moyen de se déplacer, à moindres frais, au départ de Toulouse. Le trajet dure trois heures environ avec un changement de train à Bordeaux pour Biganos-Facture (20 minutes en TER).
• Que faire ?
Pour toutes les activités, les meilleures adresses du bassin et les sites de location de vélo : Bassin-arcachon.com
• Ou manger ?
Chez Huguette à Andernos-les-Bains est victime de son succès. Malgré une très belle vue sur le bassin, la qualité n’est plus au rendez-vous. Mieux vaut déjeuner ou dîner aux Tamaris, dans le centre de la ville… La vue y est tout aussi belle. www.lestamaris-restaurant-andernos.com
Une glace made in bassin ? O Sorbet d’amour, fondé en 1935 dans le quartier du Moulleau à Arcachon, propose une grande sélection de sorbets et crèmes glacées à Arcachon, au Cap Ferret et Andernos-les-bains :
http://osorbetdamour.fr/osda/