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Publié le dimanche 13 janvier 2019 à 18h11min par Nathalie Sanselme

“Capitale” French Tech : Montpellier peaufine sa candidature

L’heure est au passage de relais à la gouvernance de la French Tech, où la Métropole laisse la main à une association d’entrepreneurs. Objectif : décrocher le double label de “communauté et de “capitale” French tech, un nouveau dispositif mis en place à l’automne par l’Etat.

A l’occasion du troisième appel à candidature à la labellisation French Tech, et afin de "favoriser la constitution d’écosystèmes à ambition internationale", l’Etat a modifié le dispositif initié en 2014. Les territoires candidats au précieux sésame devront être portés par une association d’entrepreneurs pour désormais viser le label de “communauté” ou/et de “capitale” French Tech. Le seul soutien d’une collectivité – comme c’est le cas à Montpellier - ne suffira plus. A Montpellier, où l’écosystème vise le double label, la course contre la montre est engagée.

Des atouts en poche

Dans sa besace, la French Tech locale a de sérieux atouts : "Quarante-deux entreprises ont obtenu le Pass French Tech - première Métropole régionale juste après Paris -et ses start-up ont levé plus de 350 millions de fonds en quatre ans", rappelle Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole en charge du développement économique. Partenaire du dispositif French Tech Ticket, l’écosystème a aussi obtenu le plus grand nombre de réseaux thématiques, avec sept candidatures, tout en s’appuyant sur un bras armé redoutablement efficace : le Business Innovation Center (BIC), l’incubateur métropolitain qui à l’occasion de ses trente ans, s’est offert la deuxième place mondiale dans le dernier classement UBI Global.

Pour obtenir le label, la Métropole passe donc la main au secteur privé : "Une transition facilitée à travers la mise en place depuis déjà quelques années d’un Conseil French Tech fédérant grands groupes, start-up et institutions", précise l’élue, rappelant que la Métropole entend bien poursuivre son aide. En témoignent ces "20 millions d’euros investis dans la construction de la Halle dédiée à l’innovation, qui ouvrira ses portes en 2020 dans le nouveau quartier Cambacérès".

Passage de relais au secteur privé

Les dossiers de candidature doivent être déposés d’ici le 11 février prochain par une association d’entrepreneurs créée d’ici fin janvier et chargée de porter la meute sur un territoire élargi, allant "jusqu’à Béziers, Millau, Alès, Nîmes et associant notamment la Région ", explique Frédéric Salles, PDG de Matooma. Avec lui, les dirigeants de fleurons de l’écosystème s’activent, parmi lesquels ceux de Pradeo. Dans leur feuille de route pour accompagner "les champions de demain", on retrouve "cinq piliers de travail : innover, financer, aller vite à l’international, sourcer les talents encore sous les radars et structurer les strates de l’entreprise".
Nathalie Sanselme

Sur la photo : Chantal Marion, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole, déléguée au développement économique et attractivité. Crédits : DR