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Publié le mercredi 30 mai 2018 à 21h21min par Audrey Sommazi

Caporal, la petite brasserie toulousaine monte en pression

Installée dans le quartier Purpan à Toulouse, la brasserie Caporal, qui vient de commercialiser sa première bière, vise déjà grand. La boisson devrait être vendue dans une centaine de bars.

La bière artisanale est un secteur qui ne connait pas la crise. Alors que le nombre de brasseurs a doublé en dix ans en France, selon l’association Brasseurs de France, Toulouse n’échappe pas à la croissance de ce marché. Commercialisée depuis quelques mois, la blonde de soif de la brasserie Caporal, fondée il y a un an, est partie à la conquête des consommateurs. En toute discrétion d’abord sans faire de bruit pour se rôder dès le mois de janvier. « On voulait une bière parfaite, au carré. Maintenant on est prêt, on attaque », lance Simon Abadie, l’un des fondateurs. « Et selon nos premiers retours, cette bière passe bien. Nous avons déjà augmenté les volumes de 17% en deux mois ».

Ce porteur de projet de 40 ans promet à cette blonde « de proximité » un bel avenir, avec certitude et ambition. Car derrière cette brasserie, ils sont plusieurs associés à s’être investis et à supporter les risques maîtrisés. Simon Abadie est propriétaire des établissements Chez Tonton et de La Couleur de la Culotte à Toulouse notamment, qui écoulent cette bière à toute heure de la journée. Il est rejoint par Patrick Chardes et Alexis Dupuis, les distributeurs de boissons pour la Sobcal Toulousaine, et un professionnel du marketingq qui souhaite rester anonyme. « On a fait le choix d’être différents de nos concurrents en produisant une bière made in France, brassée en local, vendue à un tarif convenable au prix du marché, et ce malgré les clignotants au rouge. Car, ce marché est fermé et protocolaire », poursuit Simon Abadie.

Site industriel optimisé et automatisé

Pour réduire la chaîne des fournisseurs, ils décident d’injecter 2,5 millions d’euros dans un site de production de 1200 m² dans le quartier Purpan à Toulouse, qui compte quatre employés. « Tout a été pensé pour limiter les déplacements dans l’usine et automatiser l’outil industriel », témoigne Elsa Abadie, responsable de la production.

Après cette première bière fabriquée en volume, suivront la blanche en juin, une blonde premium en septembre puis une rousse, toutes sous la marque Caporal. La brasserie vise la production de 6 à 8000 hectolitres vendus dans une centaine de bars et une vingtaine de cavistes d’ici la fin de l’année. Objectif : atteindre un chiffre d’affaires de 1 million d’euros.
Audrey Sommazi

Sur la photo, Elsa Abadie, responsable de la production, et Simon Abadie, fondateur, dans les locaux de la bière Caporal dans le quartier Purpan, à Toulouse. Crédits Hélène Ressayes - ToulÉco