ToulÉco

Publié le lundi 23 octobre 2017 à 18h46min par Philippe Font

« Les trophées de la Com doivent montrer l’innovation et la créativité dans le sud-ouest »

La cérémonie des Trophées de la Com Sud-Ouest qui se déroule le 26 octobre à Toulouse est l’occasion de récompenser les campagnes de communication les plus inventives et originales. Explications avec le président du club de la com’, Jean-François Audiguier.

Jean-François Audiguier, pourquoi organiser des Trophées de la Com Sud-Ouest en région, notamment avec la Nouvelle Aquitaine ?
L’idée est de montrer qu’en région il se passe des choses, qu’il y a de la créativité, de l’innovation, un dynamisme créatif et économique. Il y a aussi pas mal d’agences qui travaillent à Paris et qui produisent en région. L’objectif du club de la com’ (ex Midi-Pyrénées) et l’Apacom (Nouvelle Aquitaine) est de récompenser les campagnes de communication des agences et des annonceurs. Cette année, le jury composé de personnalités extérieures aux deux régions, devra statuer sur 103 dossiers. Notre périmètre s’étend de Perpignan à Poitiers et de Nîmes à Biarritz,

Quel est l’état du secteur de la communication dans la région ?
Nous aurons une photographie précise et chiffrée pour la première fois en décembre puisque le club de la com’ va publier un baromètre sur le poids économique du secteur de la communication mais aussi de l’évolution des métiers, et l’investissement des annonceurs en Occitanie. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’après quelques années de souffrance, certaines agences ont disparu, le marché a l’air de repartir. Il y a une certaine forme d’embellie. Même si cela reste fragile, les patrons d’agences affichent des perspectives positives et restent optimistes. Mais cela peut basculer du jour au lendemain.

Y-a-t-il une caractéristique du secteur de la communication en Occitanie ?
On s’aperçoit qu’il y a une mutation. Des indépendants se regroupent, les petites agences fusionnent pour travailler ensemble, ce qui n’était pas forcément le cas avant. Il y a une certaine forme d’agilité dans ces métiers. Ensuite on est sur un métier qui se professionnalise et qui fait appel à des experts, avec des besoins sur le data, sur les réseaux sociaux… L’autre tendance est que nous comptons beaucoup d’autoentrepreneurs et de consultants indépendants. Contrairement à Lyon ou Marseille, Toulouse ne possède pas d’agences avec cinquante, soixante ou soixante-dix salariés.

Pourquoi selon vous ?
Le marché est morcelé. L’explication est double : beaucoup de grosses agences ont fermé leur antenne à Toulouse, et leurs salariés se sont installés comme indépendants. Enfin beaucoup de gens qui travaillaient dans la communication à Paris ont suivi leur conjoint à Toulouse et continue à travailler depuis Toulouse pour des clients installés dans la capitale.

Pour conclure sur les Trophées de la Com Sud-Ouest, quelles sont les retombées pour les lauréats ?
Nous avons des agences qui ne font que leur communication qu’à travers les trophées, c’est leur marque de fabrique. Cela permet aussi une certaine forme d’ouverture. Le jury prend connaissance de travaux réalisés en local, cela permet de se faire connaître. Depuis deux ans, nous parlons d’une véritable filière économique : ce sont des agences, des entreprises, des investissements, des écoles, des formations, des étudiants… Et tout ça forme une industrie de la communication.
Propos recueillis par Philippe Font

Sur la photo : Jean-François Audiguier, président du club de la com’. Crédits : DR

P.S. :
Lors de la soirée des Trophées de la Com Sud-Ouest, organisée en alternance à Bordeaux et à Toulouse, sept prix et deux coups de cœur (celui du public et des internautes ainsi que celui du jury) seront remis. Pour l’édition 2017, le président est Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF et en charge de la communication. Le 26 octobre au centre des congrès Pierre Baudis à partir de 19h30.