ToulÉco

Publié le mercredi 14 août 2019 à 19h30min par Martin Venzal

Comment Blampin Groupe étend ses étals au Grand Marché de Toulouse

article diffusé le 7 avril 2019

L’entreprise familiale Blampin vient de racheter un deuxième grossiste de fruits et légumes au sein du Grand marché. Discrètement, mais surement, elle se positionne sur le stratégique secteur du fruit et légumes à Toulouse.

Le Grand marché, anciennement Min de Toulouse, est une ruche dès 4 heures du matin : c’est là que s’échangent une grande partie des denrées alimentaires qui couvriront les étals des primeurs et garniront les tables des restaurants toulousains en fruits, légumes, viandes, poissons, plantes et fleurs… Plus de 220.000 tonnes de denrées alimentaires y transitent chaque année. Derrière ses murs bat le coeur de la ville, avant même que celle-ci ne se réveille.

Parmi les entreprises qui officient au sein du Grand marché, un nouvel acteur prend de l’importance. Doucement, mais sûrement. La société Blampin y a d’abord racheté l’enseigne Favarel en 2014. Puis la société familiale Soulage en janvier 2018. Les opérations de croissance externe ne sont pas terminées : « On s’intéresse à d’autres structures et on veut continuer à grossir », prévient Patrick Baret, co-associé de Blampin, responsable du site de Toulouse et du développement dans le Sud-Ouest. Son objectif : passer de 16 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 dans la Ville rose, à plus de 24 millions dans quatre ans. 

Des stocks gérés sur tablette tactile

Pour cela, le grossiste en fruits et légumes a perfectionné très tôt ses outils de gestion. Ainsi, les écrans tactiles ont détrôné les carnets de commande et les stylos. « Cela permet d’avoir une gestion des stocks en temps réel, de sortir des statistiques sur les clients, sur les produits et de calculer les coûts fixes », poursuit Patrick Baret. « D’ici 2020, 100% de nos sites seront équipés en tablettes. Cela permet d’être rigoureux, mais notre force c’est de miser sur l’humain : on parle de personnes et de profils, avant de parler des produits. »

Plutôt discret à Toulouse, le groupe Blampin est un poids lourd du secteur des fruits et légumes, dont l’histoire familiale a commencé à Alger en 1902. Au milieu des années soixante, c’est le départ pour la France, direction Marseille, puis l’entreprise se développe au sein des Min. Celui de Marseille, dès sa création en 1972, puis Nice (1985), Lyon (1996) et Rungis l’année d’après. Son crédo : racheter des sociétés qui ont pignon sur rue, et garder l’enseigne pour conserver la clientèle, tout en se positionnant sur le fruit haut-de-gamme. En 2018, le groupe Blampin possède ainsi une douzaine d’enseignes en France, dont quatre à Rungis, des sites à Nice, Lyon, Tours et Rouen… Jean-Paul Blampin, issu de la troisième génération, veille toujours sur une entreprise qui pèse 150 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie quelque 250 employés, tandis que son fils, Stéphane, est président de Blampin Fruits Import.

A Toulouse, décision a été prise d’accompagner la croissance du Grand marché et son implication dans la ville. Blampin participera ainsi au prochain salon Smahrt, en attendant de grandir, et sans doute, de recruter encore.
Martin Venzal

Sur la photo : Patrick Baret, co-associé de Blampin, responsable du site de Toulouse au Min. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.