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Publié le jeudi 26 octobre 2017 à 20h24min par Johanna Decorse

Toulouse. La maison Pillon entre dans le giron de la famille Dolfi

Revendue en mai dernier par Yves Thuriès et Hugues Sallier, la maison Pillon fait désormais partie des enseignes de la famille Dolfi. En 2000, elle a repris la plus ancienne chocolaterie de Paris et dans la foulée, plusieurs maisons historiques dans tout l’Hexagone.

L’affaire s’est conclue en mai, en toute discrétion. Après plusieurs années de recherche, Yves Thuriès et Hugues Sallier qui s’étaient associés il y a dix-sept ans pour racheter à 100% la maison Pillon, ont trouvé auprès de la famille Dolfi le repreneur idéal. L’enseigne toulousaine fondée en 1967 par René Pillon, a ainsi rejoint plusieurs « institutions » détenues depuis deux décennies par cette fratrie à la fibre commerçante. Le groupe familial fondé par Etienne Dolfi, fabricant de bonbons de métier, a véritablement démarré en 2000 avec le rachat de la Mère de famille, la plus ancienne chocolaterie de Paris, fondée en 1761.

Tout en développant l’enseigne, déclinée dans onze lieux de la capitale, cet amateur de confiserie, épaulé par ses quatre enfants, a repris plusieurs maisons historiques comme Le Négus à Nevers, la chocolaterie Henriet à Biarritz ou la confiserie le Duc de Morny, à Deauville. Au total, le groupe chapoté par la holding La Fabrique du chocolat, compte en France une trentaine de points de vente. A elle-seule, la maison Pillon apporte sept magasins, trois à Toulouse et les autres à Castanet, l’Union, Blagnac et Tournefeuille, surtout son laboratoire de Montaudran et un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros.

Un développement maîtrisé

Les repreneurs de la vénérable enseigne toulousaine n’ont pas prévu d’en changer la recette. La totalité des 45 salariés ont été repris ainsi que les process et l’organisation interne mise en place par le duo Sallier-Thuriès. « Pillon est une référence à Toulouse et nous tenons à garder son savoir-faire et son identité et à nous appuyer sur l’expertise de l’équipe en place autour de Marc Della-Siega, chef de production, qui est compétente et motivée. Nous ne sommes pas un groupe industriel. L’idée n’est pas d’arriver, de raser l’existant mais au contraire de maintenir l’activité, de la consolider pour assurer une continuité », explique son nouveau directeur Jonathan Dolfi, l’un des quatre enfants, associé à parts égales avec ses frères et sœur dans le groupe familial.

Attachée à une production « artisanale » et à un « développement maîtrisé, par opportunité », la fratrie Dolfi ne compte que des magasins en propre. Rien ne devrait donc changer dans les vitrines de la maison Pillon mis à part l’introduction de quelques nouveaux produits élaborés dans les deux autres laboratoires du groupe. De leurs côtés, les fourneaux de Montaudran ont connu un changement d’échelle puisqu’ils assurent désormais la fabrication de macarons pour l’ensemble des points de vente.
Johanna Decorse

Sur la photo du haut : Jonathan Dolfi, à gauche, est associé à part égales avec ses deux soeurs et son frère dans le groupe familial Dolfi qui a racheté la maison Pillon à Toulouse. Crédits : DR

En bas : A Toulouse, la maison Pillon pèse sept magasins, dont trois à Toulouse et les autres à Castanet, l’Union, Blagnac et Tournefeuille, un laboratoire de Montaudran et un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. Crédits : Rémy Gabalda - ToulÉco.

2 Commentaires

  • Le 27 octobre à 08:12

    POUR AVOIR ACHETE DES GATEAUX INDIVIDUELS EN SEPTEMBRE A TOULOUSE GROSSE DECEPTION ILS N’ETAIENT PA AUSSI BONS QUE PAR LE PASSE ;LES PATISSERIES SE RAPPROCHENT PLUTOT DE L’INDUSTRIELLES ;LA MAISON PILLON N’EST PLUS DU HAUT DE GAMME LOIN DE LA.

    • Le 27 octobre à 18:12, par Henri de Colonges

      Depuis la reprise de la Maison Pillon par Yves Thuryes et Hugues Sallier il y a maintenant 17 ans, une critique systématique totalement injustifiée de la maison Pillon s’est développée à Toulouse. Le Bourgeois Vieux Toulousain n’aime pas le changement !
      Contrairement à toutes ces critiques Pillon reste l’une des meilleures pâtisseries de Toulouse, du centre ville
      bien meilleure que certaines où le Toulousain « bon teint » fait la queue pour des pâtisserie de très moyenne qualité.
      Chez Pillon c’est plus cher mais d’excellente qualité par rapport à ces pâtisseries en vogue moins chères et de qualité moyenne.
      Je pense que le Toulousain ne regarde que son portefeuille et se contente de peu, peut-être que le Toulousain radin n’a plus le sens du « Bon ».
      Je vous invite donc à peut-être moins consommer de pâtisseries mais uniquement de bonnes pâtisseries.
      Bon vent à la Maison Pillon !!

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