ToulÉco

Publié le dimanche 29 novembre 2009 à 19h11min par Rémy Gabalda

Dans les coulisses du Bikini

Vingt six années déjà qu’Hervé Sansonetto, le « boss »des lieux, et l’esprit rock ne font qu’un. Des noces de Jade qui n’ont de cesse de donner à la salle de concert ramonvilloise une atmosphère toute particulière et un charisme qui lui valent une réputation en or.

Depuis sa création en 1983, le Bikini s’impose comme une référence en France. Entre 1983 et 2001, ce ne sont pas moins de 5.000 groupes qui défilent pour le plus grand plaisir des amoureux de la scène alternative.

Suite à l’explosion de l’usine AZF du 21 septembre 2001, les difficultés se font sentir et reconstruire un nouveau lieu dédié à la musique dans l’agglomération toulousaine semble impossible. Mais grâce à nombre d’artistes qui font preuve d’actes et de messages de soutien, les politiques se sensibilisent et prêtent main forte à la famille Bikini. L’Etat, par l’intermédiaire de la DRAC, le Conseil Régional et les élus permettent alors à la salle de concert de prendre un nouveau souffle.

Aujourd’hui, alors que le nouveau bâtiment de bois et de métal trône fièrement le long du canal de Ramonville, les festivités peuvent reprendre. Entre 120 et 150 concerts sont proposés chaque année. L’esprit reste « In Bikini Dura Rock » avec près de 60% de concerts rocks même si quelques petites infidélités sont faites puisque l’électro, le reggae ou la scène française sont aussi à l’affiche.
Une volonté très présente de travailler avec les acteurs locaux et de multiplier les partenariats avec des associations ou des festivals comme Rio Loco. Le tout dans une ambiance familiale puisque c’est avant tout sur l’affection et la fidélité que semble basée la politique d’embauche et les traites avec les fournisseurs.

Toujours animé par « une volonté de pérenniser les curiosités », le clan Bikini propose désormais des soirées découvertes mensuelles à 5 euros pour éveiller le public à l’actualité musicale et aux nouveautés. Pour que « In Bikini dura Rock »… pour le pire et pour le meilleur. 
Texte et photos : Hélène Ressayres