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Publié le mercredi 25 juillet 2018 à 16h02min par Florence Elman

Depuis Pau, David Ferreira peint l’Happy art !

La peinture de David Ferrreira donne le sourire. Couleurs éclatantes, signes mathématiques, formes géométriques, les oeuvres du jeune artiste palois ont le vent en poupe !

On ne décide pas de devenir artiste ! Un jour, ça vous tombe dessus », lance David Ferreira pour expliquer son parcours pour le moins atypique. Certes il dessine, il peint, il crée depuis qu’il est tout petit. Certes il est issu d’une famille aux mains habiles : son père était artisan-charpentier et sa mère faisait de la poterie. Pour autant, à 18 ans, il démarre des études de géomètre, un métier qui réunit à ses yeux au moins deux de ses passions : le dessin et les mathématiques. Pour ses vingt ans, ses copains qui l’ont toujours connu avec un carnet et un crayon à la main lui offrent une « panoplie du petit Picasso ».

« David, si tu essayais la peinture ? » Une révélation ! Géomètre le jour, peintre la nuit et les week-ends, il produit ses premières toiles, expose à Pau, à Oloron-Sainte-Marie, à Biarritz. À 27 ans, il démissionne pour se consacrer à ses toiles, casse sa tirelire pour participer à un premier salon à Paris. « Je me suis senti tout petit, il y avait plus de 400 stands, c’était très parisien. Les deux premiers jours, je n’ai rien vendu ! » Sa vie bascule le troisième jour, les collectionneurs ont senti « la pépite ». Retour à l’atelier les mains vides, la tête dans les étoiles ! Départ pour Lisbonne, Bruxelles, New-York…

Une marque de fabrique

Simple, un brin naïve, parfois enfantine, pleine d’humour, la peinture de David Ferreira est plus codée qu’il n’y paraît. Presque fétichiste ! Pas une toile dans laquelle on ne retrouve le « 15 », le chiffre porte-bonheur de l’artiste et de sa famille ; des équations et des signes mathématiques en référence à ses premières amours ; des codes-barres ou un Rubik’s cube, symboles des années 80 ; la couronne jaune de son maître, Jean-Michel Basquiat. Et puis Toto ! Oui, celui des histoires de cours de récréations… « 0 + 0 = la tête à Toto, vous vous rappelez ? » C’est autour de ce personnage à la fois mythique et minimaliste que David Ferreira ancre son univers : une famille, une maison, des histoires. Dans ses toiles, regardez bien, il laisse aussi des « traces » : des boulons et des pinceaux.

Des projets ? Il en a plein la tête : une ligne de vêtements, des sculptures… Aujourd’hui, ses tableaux sont cotés, une galeriste de la place des Vosges gère ses expos dans les grandes capitales. A Pau, sa ville natale, il monte des événements éphémères pour garder le lien avec ses fans locaux. Ceux qui l’ont fait et à qui il doit tout !
Florence Elman

Sur les photos :
En haut : Une des oeuvres de David Ferreira.

En basl L’artiste palois David Ferreira. Crédits : DR