ToulÉco

Publié le dimanche 9 avril 2017 à 20h00min par Audrey Sommazi

Depuis Toulouse, Adar Télécom lance un téléphone tout terrain pour le grand public

article diffusé le 22 janvier 2017

La PME toulousaine Adar Télécom, spécialisée dans les smartphones pour les professionnels et les sportifs, commercialise un téléphone incassable et résistant pour le grand public.

En toute discrétion, Adar Télécom étend son réseau. Cette société toulousaine, fondée en 1991 par Edmond Malka, a pris un tournant stratégique en s’invitant sur le marché du téléphone mobile pour le grand public, avec sa marque MTT#beyond limits.

Jusque là, cette PME de quinze salariés, dont le siège est situé allées Jean-Jaurès à Toulouse, proposait ses téléphones résistants et étanches à l’eau et aux poussières aux entreprises du BTP et aux athlètes de sports extrêmes. « Nous nous sommes repositionnés sur le marché des particuliers en intégrant ses codes, comme la finesse et le design, et nos technologies », explique Christian Massoji, directeur général d’Adar Télécom.

Incassable, ce téléphone est composé de structures en métal et d’un écran en verre trempé. Conçu à Toulouse et fabriqué en Chine, ce premier appareil (un second est envisagé cette année) est déjà référencé par Amazon et sera dans les rayons de Darty et Boulanger en février, à moins de 300 euros.

Les États-Unis en 2017

Adar Télécom, qui a délaissé sa marque MTT pour les professionnels, poursuit néanmoins son activité pour les entreprises, avec l’appui du groupe américain Stanley Black & Decker, numéro un de l’outillage. Un contrat de licence signé en 2015 permet à la société toulousaine de commercialiser depuis septembre dernier huit téléphones renforcés, résistants, et équipés de solutions embarquées (fonctions SOS en cas de perte de l’équilibre et push to talk, sorte de talkie-walkie amélioré) sous les marques Stanley et Facom.

Fabriqués en Chine, ces appareils sont destinés aux entreprises du BTP et de l’industrie. Adar Télécom les distribue dans trente-cinq pays et vise les États-Unis dès le deuxième trimestre 2017, puis la zone Pacifique et l’Amérique du sud en 2018. Avec un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros en 2016, la société table sur une croissance à deux chiffres cette année. « Nous sommes sur un marché de conquête, contrairement au marché des particuliers qui lui se renouvelle », conclut le directeur général.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Christian Massoji, directeur général d’Adar Télécom depuis un an.Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco