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Publié le mercredi 30 août 2017 à 18h00min par Valérie Ravinet

Depuis Toulouse, FabSpace 2.0 démocratise les données spatiales

article diffusé le 5 mars 2017

Autoriser l’accès à des données spatiales et ainsi favoriser la création de nouveaux services et de nouvelles start-up. C’est le but du FabSpace 2.0 qui entend bien « uberiser » le secteur.

L’Université Toulouse III Paul Sabatier a été retenue pour accueillir, piloter et animer, en partenariat avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley, le projet Fabspace 2.0. Comme son équivalent FabLab pour la conception et la réalisation d’objets, FabSpace 2.0 est un lieu d’innovation ouverte, fonctionnant en réseau avec cinq autres sites en Europe, en Grèce, Italie, Pologne, Allemagne et Belgique.

Objectif : faciliter l’accès aux données d’observation de la terre depuis l’espace. Le projet consiste à mettre à disposition des étudiants, enseignants, chercheurs et utilisateurs externes intéressés une plateforme pour concevoir et tester tout type d’applications dans le champ du spatial. Financé à hauteur de trois millions d’euros par l’Europe dans son programme Horizon 2020, le FabSpace 2.0 est basé, pour la France, dans les locaux du tiers lieu Catalyseur de l’Université.

Dix créations d’entreprises par an en région

« On peut faire un parallèle avec le GPS », observe Philippe Lattes, directeur délégué espace d’Aerospace Valley. « Le système de géolocalisation est opérationnel depuis le début des années 2000, mais il aura fallu attendre 2007 et l’arrivée des smartphones pour connaitre l’explosion de services associés, de type Uber et Tripadvisor ».

C’est très exactement ce principe que le FabSpace entend décliner aujourd’hui : permettre la création de services grâce à l’utilisation des données spatiales. « Le FabSpace est un accélérateur pour stimuler l’imagination et créer les services de demain », souligne Philippe Lattes, qui estime que ce projet permettra de faire naitre jusqu’à dix entreprises par an.

« Nous lançons dès à présent des challenges pour favoriser la co-création de solutions innovantes », ajoute Josiane Mothe, responsable projet pour l’Université. Ainsi, la plateforme développée par la start-up Terranis est déjà opérationnelle pour aider à l’émergence des idées. D’ici 2019, le plan se poursuivra avec la création de sept sites identiques en France, notamment à Montpellier et Bordeaux. D’ici là, de nouvelles pépites toulousaines auront vu le jour.
Valérie Ravinet

Sur la photo : L’université Paul Sabatier a été retenue pour mener le projet FabSpace 2.0 Crédits : DR