ToulÉco

Publié le dimanche 23 septembre 2018 à 19h27min par Audrey Sommazi

Depuis Toulouse, Mecano ID se renforce pour conquérir le New Space

En investissant 4 millions d’euros dans de nouveaux équipements industriels, dont deux nouvelles lignes production, Mecano ID se positionne dans la course au New Space.

Mecano ID ( ID pour Ingénierie et Développement) s’apprête-t-il à toucher les étoiles ? Portée par la croissance de son activité de fabrication d’éléments qualifiés de structure en composite, et le dynamisme du spatial, la société toulousaine prend un virage stratégique. Pour être à la hauteur de ses ambitions internationales, elle pousse dans un premier temps ses murs. Installée sur la zone industrielle du Chapitre - son siège social historique depuis 1994 – cette PME de soixante-quinze salariés a doublé la surface de ses locaux, en construisant un second bâtiment de 1500 m² mitoyen du premier.

Livré en août, ce nouvel espace accueille deux nouvelles lignes de production automatisées et robotisées, portant à trois leur nombre. Sans toutefois dévoiler les cadences de production, Stéphane Galinier, le responsable du développement commercial, assure qu’elles seront opérationnelles l’été prochain. « Notre objectif est de monter en puissance en nous développant à l’export. Nos principaux donneurs d’ordre sont européens et nous visons l’Amérique du nord », précise-t-il. Avec ces nouveaux outils industriels, la PME veut s’inviter sur le marché des nano-satellites dès 2019.

Deux contrats majeurs

Au total, Mecano ID a injecté quatre millions d’euros dans cet équipement, qui comprend également deux enceintes à vide pour effectuer des tests. L’entreprise a profité de ce développement pour recruter une trentaine de personnes.

Comment expliquer cet investissement ? Pour Stéphane Galinier, il est le résultat de « la croissance organique » de l’entreprise, fondée par Didier Mesnier (actuel gérant et actionnaire à 100 %), confortée en 2017. Le chiffre d’affaires fait alors un bond de 60% pour atteindre les 8,5 millions d’euros. Car à cette date, l’entreprise remporte deux contrats de 1 à 3 millions d’euros, chacun d’une durée de trois ans. Le premier porte sur la fabrication de la structure du satellite d’observation Metop, développé par Airbus Defence and Space. Le second sur celle de la charge utile d’Ocean-Sat3, mission Argos 4 opérée par le Cnes. De quoi anticiper l’avenir.
Audrey Sommazi

Sur la photo, Stéphane Galinier, le responsable du développement commercial. Photo Hélène Ressayres -ToulÉco

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