ToulÉco

Publié le lundi 18 février 2019 à 18h25min par Agnès Fremiot

Depuis Toulouse, Staffman lève 600.000 euros pour accélérer son développement géographique

La jeune pousse Staffman vient de lever 600.000 euros pour accélérer son développement à Paris et en Province. Avant, pourquoi pas, d’attaquer l’Europe !

Staffman, la jeune pousse toulousaine accélérée à l’Incubateur Nubbo, vient de lever 600.000 euros. Elle a fait du « staffing » pour les entreprises de service numérique (ESN) son cœur de métier. « Le problème majeur du secteur aujourd’hui est d’arriver à trouver des ingénieurs disponibles dans un laps de temps réduit, pour assurer les missions en cours. Il manque 10.000 personnes par an, et les chiffres se cumulent d’une année sur l’autre », explique Bastien Vialade, le cofondateur de la société.

Pour combler cette carence, Staffman trouve des compétences disponibles en s’adressant à la fois à ceux « qui passent sous les radars » et aux free-lances de plus en plus nombreux. Mais la start-up s’adresse aussi et surtout aux ESN qui emploient des ingénieurs disponibles, qui ne correspondent pas forcément à leurs missions du moment, afin qu’elle mutualisent ces compétences.

550 entreprises clientes

Le modèle économique de la société repose sur un abonnement en mode saas pour les entreprises qui viennent chercher des ingénieurs sur la plateforme, mais également mettre à disposition les leurs. Staffman cible à la fois les petits, les moyens et les gros acteurs du secteur et possède déjà quelques grands noms parmi ses 550 clients, comme Sopra Steria, CGI ou Devoteam. « Nous avons actuellement 1467 profils disponibles sur la plateforme, ce qui vaut de l’or », se réjouit Joël Alaux, le cofondateur de la société. « Nous ne remplaçons pas le recrutement. Nous sommes simplement un canal supplémentaire de staffing. Nos clients nous perçoivent d’ailleurs comme un outil de business », tient-il à préciser.

Dix recrutements en perspective

Sa levée de fonds, Staffman l’a réalisée auprès de Hellowork, un intervenant majeur de l’emploi et du recrutement en France, qui compte notamment RegionsJob ou Jobijoba parmi ses marques. « Nous souhaitions nous allier à un acteur de type industriel afin d’aller au-delà de l’aspect financier et qu’il puisse nous accompagner sur notre positionnement marketing ou technologique », poursuit Bastien Vialade. « Nous avions, de plus, plusieurs points de convergence. Nous adressons un marché free-lance en plein développement ce qui les intéressait, comme notre positionnement sur le numérique. »

Ce tour de table va permettre à Staffman de recruter une dizaine de personnes pour accélérer son développement à Paris, qui compte pour 60 % du marché, mais aussi dans d’autres villes de province. « Nos clients sont déjà présents dans la plupart de celles que nous allons viser », note Joël Alaux. Au deuxième semestre, la jeune pousse réalisera également des études de marché pour l’Europe. Quant à un avenir tourné vers d’autres secteurs… Bastien Vialade et son associé y songent. « Mais nous savons que le succès de notre plateforme est lié à notre maîtrise du métier. Nous connaissons intimement les problématiques clients. »
Agnès Frémiot

Sur la photo : Les cofondateurs de Staffman, Joël Alaux et Bastien Vialade, ont levée 600.000 euros auprès du groupe Hellowork. Crédits : DR