ToulÉco

Publié le lundi 1er avril 2019 à 18h24min par Agnès Fremiot

Depuis l’IoT Valley, Louis veut hacker le marché du mobilier de bureau

Concepteur et fabriquant de mobilier de bureau, la start-up Louis veut disrupter ce marché vieillissant. Elle vise les marchés des PME, des incubateurs et des grands groupes en France et prochainement en Allemagne.

Installée au cœur de l’IoT Valley à Labège, Louis conçoit et fabrique du mobilier de bureau entièrement « customisable », personnalisable et 100% français exclusivement à destination du marché B to B. À la genèse de ce projet, il y a le pari fou de plusieurs étudiants toulousains réunis dans La compagnie du Bátar, qui désiraient mettre à l’eau un véritable drakkar. Pour le construire, ils ont conçu plusieurs machines outils qu’ils ont mises à profit pour fabriquer du mobilier de bureau, afin de financer leur idée.

Devant l’appétence du marché en pleine explosion des espaces de coworking pour leurs créations, ils fondent LCB Industrie, devenue à la faveur d’une accélération chez Techstars à Paris, Louis. « Avec ce nom, nous avons cherché une marque qui soit simple pour le marché international, mais qui parle aussi d’élégance à la française. Louis fait référence au mobilier Louis XIV ou Louis XV par exemple », explique Thomas Devineaux, le PDG de la société.

Des livraisons en quinze jours

La jeune pousse a développé une plateforme de conception et de customisation des meubles, mais aussi son propre outil de production installée également à Labège, près de Toulouse, ce qui lui permet de livrer en quinze jours ses clients finaux. Sa ligne se décline pour le moment autour de l’intégralité du mobilier de bureau à l’exception des chaises. Sa cible, ce sont les jeunes pousses, les PME, les incubateurs, mais aussi les grands groupes qui empruntent les codes de l’univers des start-up, notamment pour aménager leurs cellules innovation. « Nos meubles répondent à plusieurs problématiques dont celles d’attirer les talents, d’augmenter la productivité et de gagner en efficacité », remarque Thomas Devineaux.

Un objectif d’1 millions d’euros de chiffre d’affaires

Dans les mois à venir, Louis envisage de lever 800.000 euros pour poursuivre son développement. « Nous devons notamment améliorer notre outil de production en l’automatisant au maximum pour pouvoir scaler très rapidement. Aujourd’hui, nous sommes capables de produire une centaine de meubles par mois. L’objectif est d’atteindre les 400 l’an prochain. Nous devons également renforcer notre équipe commerciale, afin de hacker un marché du mobilier vieillissant. »

L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 400.000 euros en 2018 et vise le million d’euros l’an prochain. Elle envisage également d’augmenter notablement ses effectifs en recrutant une dizaine de personnes en 2019. Son avenir à l’international se dessinera dans un premier temps en Allemagne, où le marché des start-up est assez similaire à celui de la France.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Louis a choisi l’IoT Valley, son premier client, pour se développer. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.