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Publié le mardi 21 mai 2019 à 18h45min par Inès Osik

Elections européennes. Les propositions des dirigeants toulousains pour améliorer l’Europe économique

Dirigeants d’entreprises et décideurs économiques toulousains livrent leur vision de l’Europe à quelques jours du scrutin du 26 mai.

Sandrine Jullien-Rouquié, CEO de Ludilabel et Présidente de la French Tech de Toulouse
" Unifier la réglementation fiscale et juridique au sein de l’Europe "
" Chez Ludilabel, nous faisons 97% de notre chiffre d’affaires à l’international donc nous suivons de près ce qui va se passer aux élections européennes. En espérant que des mesures soient prises pour faciliter le commerce en Europe. J’attends qu’on mette enfin en place le guichet unique pour la gestion de la TVA et qu’on puisse unifier la réglementation fiscale et juridique au sein de l’Europe. En tant que présidente de la French Tech de Toulouse, je constate deux besoins auprès des start-up : faire émerger des fonds afin d’encourager les investissements transfrontaliers et créer un visa européen valable dans les industries afin d’attirer des talents internationaux."

Thomas Richerol, dirigeant de l’agence de communication Studio4c
"Améliorer l’accès et la communication autour de ces aides"
"Je suis mitigé concernant ce scrutin. Notre activité se fait à l’échelle nationale donc je n’attends pas grand-chose de l’Europe. Par contre j’ai pu bénéficier de fonds européen pour des formations que j’ai été amené à faire. Les aides proposées par l’Europe sont très bien mais elles ne sont pas connues. Si je n’avais pas été entouré d’un cabinet d’avocats, je n’aurais pas eu connaissance des aides auxquelles j’avais droit, ni eus les compétences pour monter les dossiers. Il faut améliorer l’accès et la communication autour de ces aides."

Alain Di Crescenzo , président de la CRCI d’Occitanie
"J’attends de l’Europe qu’elle ait une vision entrepreneuriale "
" Le problème est qu’il n’y a pas eu de campagne ! C’est grave car c’est une élection majeure pour notre pays, pour l’Europe. Cela a un impact dans le monde entier. Le problème est que cette élection n’est pas passée au premier ni au deuxième plan mais au troisième plan. Ce que j’attends de l’Europe ? Avant tout de la performance sociale, économique, ainsi qu’une vision entrepreneuriale. Je suis choqué par exemple que l’Europe n’ait pas validé la fusion entre Alstom et Siemens afin de donner naissance à un grand groupe capable de faire face aux géants américains ou chinois, sans pour autant tomber dans le « Europe first ». Enfin je souhaite qu’il y ait davantage de dynamique dans la conjoncture économique, plus de diversité parmi les dirigeants et davantage d’harmonisation sociale et fiscale ".

Stéphan Mazars, dirigeant du groupe STS
"Réduire le fossé de la concurrence entre les pays européens"
"Je ne suis pas sûr que ce soit une élection qui passionne les foules mais les chefs d’entreprises et les personnes à haute responsabilité vont surement aller voter. C’est indispensable que nous soyons représentés au niveau de l’Europe. Il est nécessaire que les pays européens soient soumis aux mêmes règles commerciales, car il y a trop de disparités entre les pays. Il faudrait petit à petit réduire le fossé qu’il y a entre les uns et les autres. Ça me parait utopique, mais il faut au moins essayer. »
Propos recueillis par Inès Osik et Ph. Font

Sur la photo de gauche à droite : Thomas Richerol, Stéphan Mazars, Sandrine Jullien-Rouquié et Alain Di Crescenzo. Crédits : ToulÉco et DR.

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