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Publié le lundi 20 mai 2019 à 21h32min par Philippe Font

Élections européennes. Quelles sont les forces et les formations politiques en présence ?

Trente quatre listes, 2686 candidats pour la France : dimanche 26 mai les électeurs auront l‘embarras du choix au moment de glisser le bulletin dans l’urne et envoyer leurs représentants à Bruxelles et Strasbourg. Ce scrutin pourrait consacrer le LREM et le RN au détriment des formations (...)

LREM et Le RN en tête des sondages

Deux ans après l’élection présidentielle qui avaient vu Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’affronter lors du second tour pour la course à l’Élysée, leurs deux partis, Le Rassemblement national et La République en Marche, dont les listes sont menées respectivement par Jordan Bardella et par Nathalie Loiseau, devraient à nouveau se disputer le leadership du scrutin des élections européennes dimanche 26 mai. C’est ce qu’indiquent les études des différents sondages publiées ces dernières semaines : oscillant entre 22 et 25 % des intentions de vote, le RN et LREM, pourraient remporter chacun 45 des 79 sièges dévolus à la France au parlement européen. Une répartition qui confirmerait l’éclatement du paysage politique français : car derrière, les partis dits « traditionnels » sont à la peine.

Des partis « traditionnels » à la dérive

Mené par François-Xavier Bellamy, la liste des Républicains dépasse à peine les 10 % d’intentions de vote dans les sondages et se trouve au coude à coude avec La France Insoumise menée par Manon Aubry. Longtemps scrutin préféré des écologistes, les élections européennes version 2019 ne profitent pas à la liste Europe écologie les Verts menée par Yannick Jadot qui avoisine les 7 % d’intentions de vote. Le Parti socialiste qui a confié la tête de liste à Raphaël Glucksman, fondateur de Place publique, n’est même pas certain d’être remboursé des frais de campagnes fixé à 5 % des votes. De leur côté, Ian Brossat (PCF), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ou Benoît Hamon (Génération.s) sont recensés à moins de 5 %, ainsi que Florian Philippot (Les Patriotes) malgré une tentative de surfer sur le mouvement des gilets jaunes.

Beaucoup de candidats d’Occitanie, peu d’élus en prévision

Localement, les listes hébergent peu de candidats issus d’Occitanie et Qui seront en mesure de siéger au Parlement. Le Toulousain Manuel Bompard, numéro 2 derrière Manon Aubry, de La France Insoumise est assuré d’obtenir un siège. Les sortants, l’audois Eric Andrieu (PS-Place Publique.) et la communiste Marie-Pierre Vieu sont assurés de retrouver leur fauteuil. Mais Salah Amokrane (Génération.s) ou Benoit Cauchy (DLR) qui figurent dans les trente premières places de leurs listes ne devraient pas siéger au Parlement. Sur les listes des favoris, la première élue En Marche originaire d’Occitanie est Irène Tolleret, vigneronne dans l’Hérault, et placée en neuvième position sur la liste de Nathalie Loiseau. En position éligible donc. Le conseiller régional Bernard Carayon (LR) pointe à la 23e place, tandis que le Tarnais Guillaume Cros (EELV) est enregistré au-delà de la 40e place. Sauf renversement de situation, aucun des deux ne devraient être élus.
Philippe Font

Sur la photo : Une session plénière du Parlement européen à Strasbourg. Crédit : EC - Audiovisual Service

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