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Publié le dimanche 18 octobre 2015 à 18h18min par Thomas Gourdin

Élections régionales. Mode d’emploi en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

Quel mode de scrutin, quelles règles de vote, et quelles conséquences ? Voici quelques éléments de réponse à l’approche des premières élections de la grande région.

Les règles changent-elles pour ces élections ?

Malgré la naissance programmée de la future grande région réunissant Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, les électeurs ne seront pas dépaysés par le scrutin des 6 et 13 décembre prochains. Le processus reste en effet exactement le même : chaque candidat a déposé une liste dans les treize départements du futur territoire, mais ce sont bien les votes à l’échelle régionale qui seront comptabilisés. Les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés pourront se maintenir au second tour. Et éventuellement fusionner avec celle(s) ayant recueilli au moins 5% des bulletins. A moins, bien entendu, qu’un candidat obtienne la majorité absolue au premier tour…

Seule petite différence notable : pour la première fois, les électeurs seront appelés aux urnes en fin d’année et non au printemps. Un calendrier inhabituel qui avait notamment conduit les services de l’État à prolonger les inscriptions sur les listes électorales jusqu’au 30 septembre dernier, alors qu’elles sont généralement closes au 31 décembre de l’année précédant le scrutin. De quoi, aussi, tenter de limiter le risque d’abstention…

Comment sera composée la nouvelle assemblée ?

Là encore, pas de révolution. Si la perspective d’économies d’échelle figurait parmi les premiers arguments pour justifier la nouvelle carte des régions, il n’en sera rien du côté des élus. Le projet initial, qui prévoyait de plafonner chaque assemblée à 150 membres, a été loin de faire l’unanimité au Parlement. Résultat : il faudra simplement additionner le nombre d’élus de chaque territoire pour former le nouveau conseil régional. Midi-Pyrénées comptait 91 élus, Languedoc-Roussillon, 67. La nouvelle assemblée sera donc constituée de 158 conseillers régionaux.

La méthode de répartition reste également inchangée. La liste arrivée en tête au second tour - ou ayant obtenu la majorité absolue au premier tour - bénéficie d’office de 25% des sièges. Les 75% sont ensuite répartis de manière proportionnelle, en incluant la liste gagnante. Ce qui, de fait, lui garantit quasiment la majorité. Chaque département sera représenté en fonction de sa population. Ainsi, c’est par exemple la Haute-Garonne qui comptera le plus d’élus : 38.

Quel nom et quelle capitale pour la future grande région ?

Avant le 1er juillet 2016, les nouveaux élus auront à rendre leur avis au gouvernement sur le choix de la capitale et le nom du futur territoire, mais aussi sur l’emplacement de l’hôtel de Région. Le Conseil d’État fixera ces éléments par décret avant le 1er octobre.

En attendant, Toulouse a été désignée comme chef-lieu provisoire par Pascal Mailhos, préfet de Midi-Pyrénées et préfet préfigurateur de la future région. Mais quid de l’appellation ? Les textes de loi sont très précis à ce sujet : à l’exception de la Normandie qui a déjà entériné sa nouvelle identité, il faut simplement juxtaposer les noms des régions appelées à fusionner par ordre alphabétique. Pour quelques mois encore, habituons-nous donc à parler de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
T.G.

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