ToulÉco

Publié le mardi 10 janvier 2017 à 22h27min par Martin Venzal

En 2017, la Haute-Garonne veut renforcer ses actions économiques

Le développement économique ne fait plus partie des compétences des départements. La Haute-Garonne cependant ne l’entend pas de cette oreille. Entre charte de la commande publique et soutien à l’environnement, ses engagements restent forts en matière de croissance et d’emploi.

Réforme territoriale oblige, le conseil départemental de Haute-Garonne est censé ne plus s’occuper d’économie. Pourtant, ses nouvelles orientations restent très centrées sur les décideurs et les entreprises, que ce soit en matière d’emploi, de tourisme, d’activité des PME ou encore d’environnement. « Cette année, nous construirons des stratégies sur l’emploi en partenariat avec les autres collectivités : Région, Métropole ainsi que les chambres consulaires », prévient le président du Conseil départemental Georges Méric. « Nous avons l’ambition de rester en pôle position de la région grâce à notre dynamisme économique ». Traduction : la compétition reste ouverte avec les autres territoires, et à ce jeu, le département n’a plus à prouver son utilité économique et sociale.
Ainsi, la moitié du budget général est fléchée sur l’éducation, la culture et le sport. Celui-ci reste stable : 1,51 milliard d’euros en 2017 contre 1,48 milliard l’an dernier. Le déploiement des réseaux numériques par exemple, bat son plein avec un investissement estimé à 180 millions d’euros.

Surtout, la Haute-Garonne veut s’illustrer avec une charte de la commande publique. Celle-ci sera officiellement présentée le 27 janvier prochain. « C’est un dossier très attendu de la part des PME et TPE. Cette charte a été établie avec la participation de plus de 120 acteurs du monde économique », explique Paulette Salles, conseillère départementale en charge du Dialogue citoyen. « Elle concernera 450 marchés émis chaque année par le département ». Ce contrat permettra par exemple aux TPE et PME de bénéficier d’acomptes sur les marchés à hauteur de 30% des montants sollicités. Au global, c’est un volume de 142 millions d’euros d’investissements potentiellement concerné chaque année par cette charte qui prétend faciliter les conditions d’accès aux marchés publics pour les petites entreprises.

150 millions d’euros pour l’environnement

Le conseil départemental s’est également fixé une nouvelle grande priorité en matière d’environnement. « L’eau notamment, représente un enjeu crucial, à la fois en matière de préservation et de qualité de la ressource. Il s’agit d’en faire un débat de société », explique Jean-Michel Fabre, vice-président en charge du développement durable et du plan climat. « Nous comptons présenter un plan sur quatre ans doté de 150 millions d’euros ». Au programme : l’agriculture, l’eau, l’éducation (avec la création d’une maison de la biodiversité), mais aussi l’énergie, la biodiversité et le réchauffement climatique.

Autant d’actions que le conseil départemental compte mener à budget constant. Preuve de sa volonté, son investissement confirmé dans les travaux de la future ligne de métro toulousain : 201 millions d’euros vont être investis de la part de la Haute-Garonne, « dans un esprit de coopération et de consensus » avec Toulouse, conclut Georges Méric.
M.V.

P.S. : le tourisme comme levier de croissance économique

Le dilemme du Département : voir passer 6 millions de visiteurs qui traversent chaque année le territoire sans réellement s’arrêter. De quoi générer un milliard d’euros. « Cela permet à 15.000 personnes d’avoir un emploi direct ou indirect », estime Maryse Vézat-Baronia, vice-présidente chargée du Développement territorial, de l’aménagement du territoire et du tourisme. « Mais nous pensons que nous avons des marges de progression en la matière. C’est la raison pour laquelle nous engageons une large campagne de promotion nationale, dans le métro parisien et sur les vols Air France. »