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Publié le mercredi 3 juillet 2019 à 19h45min par Audrey Sommazi

En Andorre, Chef’s table fait bonne chère

À Andorre-la-Vieille, trois toqués, le Gersois Bernard Bach, le Toulousain Romain Fornell, et le Catalan Oscar Manresa, ouvrent un restaurant gastronomique avec six comptoirs à thème, baptisé Chef’s table.

C’est un diamant de verre et d’acier posé sur du béton qu’il est impossible de manquer. À Andorre-la-Vieille, The Embassy dénote par son architecture déstructurée et imposante signée Xavier Orteu. Les propriétaires de cet édifice, la joaillière Rosa Pons et ses deux filles Meritxell et Mireia, ont souhaité faire de ce bâtiment le temple du shopping, avec une centaine de marques, et un repère de la bonne chère.

Elles ont confié les commandes des fourneaux à trois noms réputés de la gastronomie. Bernard Bach, chef doublement étoilé du Puits Saint-Jacques à Pujaudran (Gers), le Toulousain Romain Fornell, une étoile pour son établissement Le Caelis à Barcelone, et Oscar Manresa, chef cuisinier et homme d’affaires catalan, ont rassemblé leurs compétences pour lancer un concept de restauration peu commun. « J’ai été séduit par cette idée, inexistante en Andorre et à Toulouse, qui est de proposer un marché gourmand, avec de bons produits, sans aller sur du gastronomique. Ce concept innovant casse les codes », explique Bernard Bach.

Influences gasconnes et catalanes

Comme au marché de la Boqueria, sur la Rambla barcelonaise, les convives sont invités à déambuler dans un parcours culinaire et à faire étape aux comptoirs ouverts sur la salle. Assis ou debout, à deux ou en groupe, les clients peuvent ensuite partager un assortiment de plats aux influences gasconnes, françaises, catalanes et andorranes, de tapas, un plateau d’huîtres chaudes ou de fruits de mer ou encore une sélection de pâtisseries et de fromages. En bon Gersois, Bernard Bach a réalisé la recette du pied de cochon désossé et farci de boudin noir et les cannellonis de boeuf dit bolognaise à l’origan et à la crème de parmesan gratinée.

Romain Fornell a concocté les langoustines Robuchon croustillantes, au basilic et à la mayonnaise de kimchi ainsi que le savoureux croque-monsieur au comté, à la truffe noire et au lomo ibérique. Côté vin, la sommelière a sélectionné une centaine de références et treize champagnes. Le tout à des prix défiant toute concurrence, à partir d’une dizaine d’euros. Depuis le 14 février, date d’ouverture du restaurant, les chefs, épaulés par vingt salariés, remportent un franc succès. « Oui, nous avons été très bien reçus par toutes les nationalités confondues », poursuit, ravi, le chef gersois. Le consultant pour le centre d’obésité de la clinique des Cèdres à Cornebarrieu (Haute-Garonne) précise que l’établissement, qui a nécessite entre 1,5 et 2 millions d’investissement, est ouvert tous les jours de la semaine dès 10 heures du matin. « On hésite à fermer le dimanche soir », ajoute Bernard Bach, qui partage désormais une partie de son temps entre les plaines gersoises et les Pyrénées andorranes.
Audrey Sommazi

Sur la photo : En Andorre, Chef’s table cuisine la bonne chère. Crédits : Vera Lair - DR.