ToulÉco

Publié le dimanche 10 septembre 2017 à 20h34min par Philippe Font

En reprenant Intel Toulouse, Renault affiche son plan de route sur la voiture connectée

En reprenant les sites d’Intel de Toulouse et de Sophia-Antipolis, le constructeur français affirme sa volonté de développer la voiture connectée at autonome de demain. A Toulouse, les anciennes équipes d’Intel travailleront sur la connectivité des véhicules.

Et si la prochaine voiture connectée et autonome de Renault voyait le jour à Toulouse ? C’est peut-être ce qu’espère Carlos Ghosn, le patron du groupe français, depuis que le constructeur a inauguré le 4 septembre le Renault Software Labs à Toulouse et à Sophia-Antipolis. Le géant américain Intel a annoncé au printemps 2016 la fermeture de ses deux sites français, ce qui a très tôt suscité l’intérêt de Renault. La marque au losange a logiquement repris le personnel (260 des 276 salariés) et la compétence technologique de ces équipes.

« Nous accélèrons notre développement dans le domaine des voitures connectées et autonomes en internalisant ces compétences, ce qui ne nous empêche pas de continuer à travailler avec Continental et Bosch par exemple », se félicite Alexandre Corjon, le président de Renault Software. Continental, qui, à Toulouse, recrute à tout va pour développer son propre centre d’expertise.
Renault Software Labs emploie au total près de 400 personnes dans l’Hexagone. Mais alors, sur quoi vont travailler les équipes d’Intel à Toulouse ? « Elles seront dédiées à la voiture connectée tandis qu’à Sophia-Antipolis on travaillera davantage sur la voiture autonome », ajoute Alexandre Corjon.

En 2025, 50% des voitures seront contrôlées par des logiciels


Alors qu’aujourd’hui une voiture compte 15% de « soft », logiciels et électronique, cette part devrait monter à 50% d’ici 2020. D’où l’importance pour le constructeur français de maîtriser cette compétence et de la développer en interne. « En 2025, votre voiture pourra se configurer comme un smartphone et les véhicules pourront communiquer entre eux quand ils seront sur la route », précise Alexandre Corjon. Du côté des équipes d’Intel, la reprise du site et des salariés par Renault a été perçue comme une bonne nouvelle. « Que ce soit de notre côté ou de celui de Renault, le timing était parfait, l’opération s’est finalisée en une année », explique Thierry Cammal, le directeur du site toulousain.
Philippe Font

Sur les photos : en haut : la stratégie de Renault sur les véhicules connectés. DR.
En bas : l’inauguration du Renault Software Labs de Toulouse avec au centre
Alexandre Corjon, président de Renault Software Labs, la président de région Occitanie Carole Delga et Thierry Camal, directeur-général de Renault Software Labs. Photo C. Maurech - DR.