Malgré les querelles de succession qui ont agité EADS ces dernières semaines, c’est finalement un état-major sans grande surprise qui a été nommé ce jeudi 26 janvier par le conseil d’administration du groupe aéronautique et spatial européen.
Comme pressenti, le patron d’Airbus Tom Enders prend la présidence exécutive de la maison-mère EADS en lieu et place de Louis Gallois, en poste depuis 2007 et qui quittera ses fonctions le 1er juin. Et c’est logiquement son numéro deux, Fabrice Brégier, qui devient président exécutif d’Airbus. Il sera secondé par l’Allemand Gunter Butschek.
Le trio dirigeant est complété par Arnaud Lagardère, qui a nié dans une interview accordée au Figaro sa volonté de retirer les 7,5% du capital d’EADS que détient son groupe. L’industriel français prend la présidence du conseil d’administration pour cinq ans, succédant à l’Allemand Boddo Uebber. Il est remplacé en tant qu’administrateur par Jean-Claude Trichet, l’ancien patron de la Banque centrale européenne.
Un pas supplémentaire dans l’intégration du groupe a par ailleurs été réalisé en permettant que l’Allemand Harald Wilhelm et le Français Thierry Baril, directeur financier et directeur des ressources humaines d’Airbus, cumulent les mêmes fonctions au niveau d’EADS. Cette promotion de Harald Wihelm, au même titre que le maintien de Lutz Bertling à la tête d’Eurocopter, va ainsi à l’encontre des souhaits de l’État français qui voulait conserver une direction hexagonale à ces deux postes. Pour se justifier, Tom Enders met en avant les chiffres : le comité exécutif d’EADS devrait compter cinq Français pour quatre Allemands.
T.G.
Sur la photo (de gauche à droite) : Fabrice Brégier et Tom Enders, nouveau binôme Airbus - EADS. Photo Airbus SAS 2009 - DR.