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Publié le jeudi 11 octobre 2018 à 18h39min par Anne-Isabelle Six

« Explorer le corps humain, avec des techniques médicales moins invasises »

L’Université de Montpellier est présente lors du deuxième opus de Futurapolis Santé les 12 et 13 octobre à Montpellier. Philippe Augé, président de l’UM, présente la place de la santé dans son établissement et sa vision de « la médecine du futur ».

Quelle est la place de la médecine et de la santé humaine au sein de l’Université de Montpellier ?
Philippe Augé : La médecine est emblématique à Montpellier, tant du point de vue historique - première discipline à être enseignée à Montpellier au XIIIe siècle - que pour ce qu’elle représente aujourd’hui en matière d’innovation et d’excellence. Le caractère particulièrement innovant pour la formation et la recherche de la nouvelle faculté de médecine inaugurée en septembre dernier en est un parfait symbole. La « santé » est également un des trois piliers thématiques « Nourrir- Protéger-Soigner » de l’I-SITE Montpellier Université d’Excellence (MUSE) en lien avec nos dix-huit partenaires.

Que veut dire pour vous « médecine du futur » ?
Philippe Augé : A mon sens, la médecine du futur doit permettre d’explorer le corps humain, avec des techniques médicales moins invasises qui apportent l’espoir d’une chirurgie plus douce, moins traumatique.

Et en quoi l’UM contribue-t-elle aux avancées de la science en matière de santé ?
Philippe Augé : L’UM est un moteur d’innovation par le dynamisme de ses structures de recherche, de ses plateformes technologiques et de leur impact sur le développement des compétences des futurs cadres des entreprises existantes ou en création. Sur le secteur de la santé, elle met au point et transfère des innovations diagnostiques et thérapeutiques répondant aux enjeux du vieillissement de la population et de la prise en charge des maladies chroniques et infectieuses.

Quels sont les projets de l’UM pour l’année à venir en matière de « santé » ?
Philippe Augé : L’année à venir sera notamment consacrée à la mise en œuvre des projets retenus dans le cadre des deux programmes de soutien de MUSE à la recherche avec au total un apport inédit de 2,8 millions d’euros. Ils seront affectés au domaine biologie-santé ainsi qu’au développement d’une quinzaine de grands projets de recherche innovants dans les domaines de l’agro-environnement, de la biodiversité et de la santé, aux interfaces avec les autres disciplines de notre consortium.
Propos recueillis par Anne-Isabelle Six

Sur la photo : Philippe Augé, président de l’université de Montpellier. Crédits : DR