ToulÉco

Publié le jeudi 11 avril 2019 à 19h28min par Rémy Gaubert

Face aux difficultés, Banque Courtois repense sa manière de voir la banque

La tendance à la baisse se confirme pour la Banque Courtois. Face à la concurrence, elle choisit de réaménager ses agences et de diversifier ses services en ligne.

Des résultats en baisse dans un milieu concurrentiel et face à une conjoncture peu favorable. Ce constat annuel est désormais une habitude pour les banques traditionnelles. Et la Banque Courtois n’échappe pas à la règle. En 2018, l’enseigne a affiché un produit net bancaire (PNB) de 142,5 millions d’euros, pour un bénéfice de 22,5 millions d’euros. Soit une baisse respective de 3,8% et de près de 20 %.

« Nous avons aujourd’hui des taux que personnellement dans ma carrière, je n’avais jamais connus. Cela a engendré une vague de renégociation des prêts », explique le président du directoire de la Banque Courtois Hervé Rogeau. Cette baisse significative du bénéfice est aussi expliquée par « une concurrence exacerbée entre les banques ».

Même si ce n’est pas le seul facteur en cause, cette baisse de l’activité a entraîné une diminution du nombre de salariés. « Nous avons un baisse légère des effectifs de 1 à 2% par an », précise Hervé Rogeau. Symbole de ses difficultés, la Banque Courtois prévoit « une à deux fermetures par an », parmi les soixante-dix agences installées dans le Sud-Ouest de la France.

« Une agence plus ouverte »

Coté infrastructures, la banque prévoit de profonds changements. A l’échelle nationale, le groupe Crédit du Nord dans lequel se trouve la Banque Courtois, a lancé son dispositif de rénovation nommé Agora. Pour les agences concernées, l’utilisation de l’espace a été repensée. « Nous voulons une agence plus ouverte, nos collaborateurs ne seront plus dans des bureaux fermés mais dans des open space ». Ce plan représente entre 20 et 30 millions d’investissement sur sept ans.

« Nous avons une plateforme digitale de très haut niveau », garantit également le président du directoire. 2018 a marqué un tournant numérique pour la banque, proposant de nombreux nouveaux services en ligne. La digitalisation a ainsi entraîné des simplifications de processus, autre facteur de la baisse des effectifs. Face à la course permanente pour la cybersécurité, « les investissements ont été doublés en trois ans », conclut Hervé Rogeau.
Rémy Gaubert

Sur la photo : Hervé Rogeau, président du directoire de la Banque Courtois . Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.

P.S. :

La Banque Courtois a été particulièrement ciblée par les casseurs en marge des manifestations des gilets jaunes à Toulouse, notamment l’agence de la place Saint-Cyprien. Les dégradations ont engendré « des centaines de milliers d’euros de pertes », selon son président Hervé Rogeau.