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Publié le mercredi 5 décembre 2018 à 18h31min par Béatrice Girard

Fortes ambitions de croissance pour les Sénioriales à Toulouse

Le groupe toulousain, filiale de Pierre et Vacances, investit 14 millions d’euros pour construire sa première résidence sénior à Toulouse. Et annonce cinq nouveaux programmes pour 2019.

« Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés… » D’une phrase, Benjamin Misery, directeur général des Sénioriales, balaye le paradoxe. Jusqu’à présent, en effet, cette entreprise née à Toulouse en 2001 et deuxième acteur sur le marché des résidences séniors (avec soixante-dix résidences dans toute la France), était peu ou pas présent dans la Ville rose, berceau du logement neuf. La société comptait une seule résidence en périphérie, à Castanet-Tolosan. Désormais l’oubli est réparé.

Le groupe, devenu filiale de Pierre et Vacances en 2007, vient d’investir 14 millions d’euros dans la construction de la résidence « Sénioriales Toulouse Canal du Midi », située à la Zac des Ponts Jumeaux, en co-promotion avec Bouygues immobilier. « Ce programme compte soixante quatre appartements vendus en copropriété, du T1 au T4 et majoritairement dédiés à la location », décrit Elie Caillaud, le directeur exploitation du groupe. Avec cette résidence, les Sénioriales mettent enfin un pied dans le marché toulousain et y affichent des ambitions élevées.

Cinq projets de résidences séniors à Toulouse en 2019

« Nous comptons vingt cinq résidences en Occitanie, mais Toulouse représente notre plus grand potentiel dans la région, par rapport à Montpellier qui est déjà pratiquement en sur-offre », pointe Benjamin Misery. « D’ailleurs nous y avons en ce moment cinq projets en cours dont trois pour lesquels les permis ont été déposés à Toulouse intra muros et Launaguet ».
Le marché de la résidence séniors qui compte une dizaine d’acteurs et 700 résidences dans tout le territoire progresse fortement. « On estime les besoins à 5000 résidences sur l’ensemble du territoire. En ce qui nous concerne, nous construirons neuf résidences supplémentaires en 2019 et avons doublé notre rythme production depuis trois ans », indique le directeur général.

Un chiffre d’affaires en hausse de 21 %

Le groupe Sénioriales, présent à Bordeaux, Aix-Marseille et Paris a maintenu son siège social à Toulouse où il emploie quarante des 200 salariés. Il affiche pour l’exercice 2017-2018, un chiffre d’affaires de 84,7 millions d’euros en hausse de 21%. Ces logements, vendus le plus souvent sous le dispositif Pinel, s’accompagnent d’une palette de services à la carte pour les habitants, et affichent des prix de vente supérieurs de 8 à 12% aux logements neufs classiques. A Toulouse, les appartements de la résidence Canal du Midi se sont tous vendus entre 3800 et 4000 euros le m². Ils sont ensuite loués entre 600 et 650 euros TTC pour un T2 et entre 850 et 950 euros TTC pour un T3. Actuellement les trois-quarts des appartements de la résidence sont loués.
Béatrice Girard

Sur la photo : Benjamin Misery, directeur général des Sénioriales. Crédits : Angélina Fourcault - ToulÉco.

P.S. :

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3 Commentaires

  • Le 6 décembre à 12:00 , par ADCS

    Le concept d’origine des Senioriales a été bafoué lors du rachat en 2006-2007 par le groupe Pierre et Vacances car ces résidences étaient prévues, exclusivement, pour des seniors retraités, actifs (pour participer à des activités et en proposer eux-mêmes), et surtout en PLEINE PROPRIETE, pour en être copropriétaire et en faire leur résidence principale.

    Aujourd’hui, c’est tout le contraire, tout est vendu à des investisseurs et les résidents sont donc des locataires.
    Le système en place est contraignant, obligeant à des dépenses (charges) même si les services et activités ne sont pas suivis. Il y a un conflit majeur avec les résidence dites « village » car, reprenant le concept, les nouveaux dirigeants et propriétaires de la « marque » ont rendu la loge du gardien (obligatoire) partie privative, pour la vendre elle aussi à un investisseur, mais afin d’obliger les retraités à payer un loyer à vie !!! Alors que la dite loge, au départ avec les créateurs de cette enseigne, était une partie commune, puisque le gardien, par ailleurs contesté, était lui aussi obligatoire.

    Résultats : un procès national à ce sujet, des procès dans les résidences ainsi que des expertises judiciaires car en plus, des dommages, malfaçons et autres vices cachés sont une spécialité de cette société qui a pris les retraités comme des vaches à lait ou des personnes incapables de vouloir ou de pouvoir se défendre. Lamentable.

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