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Publié le jeudi 3 janvier 2019 à 18h30min par Nathalie Sanselme

Gare de Montpellier Sud de France : un investissement inscrit dans la durée

article diffusé le 21 octobre 2018

Ouverte le 7 juillet, la nouvelle gare TGV Montpellier Sud de France fait couler beaucoup d’encre. Alors que Guillaume Pépy, directeur de la SNCF, a douté de son utilité, Philippe Saurel, président de la Métropole y voit un levier pour le développement du territoire.

Trois mois après son ouverture, Montpellier Sud de France (MSDF) ne voit s’arrêter que quatre TGV par jour et, telle une « gare fantôme », semble perdue à six kilomètres de la ville sur des terres agricoles aux allures de no man’s land. « S’il fallait reprendre cette décision, il faudrait vraiment y regarder à deux fois, trois fois, dix fois.(…) », a lancé Guillaume Pépy, directeur de la SNCF. Des propos qui passent mal localement, car le contournement de Nîmes et de Montpellier par une ligne mixte (fret et voyageurs) et deux nouvelles gares, s’inscrit dans la mise en place de la grande vitesse France-Espagne et libère le trafic des trains du quotidien le long d’un littoral saturé.

Pour Philippe Saurel, président de la Métropole, « l’investissement vaut pour cent ans ». Reliée à deux autoroutes, bientôt au tram et potentiellement à l’aéroport, la gare est un élément structurant des 350 hectares du quartier Cambacérès, future « vitrine de la ville du 21e siècle, écologique, connectée, productive et solidaire ».

Pragmatisme et ajustements

Pour atteindre son rythme de croisière, et être desservie par douze TGV supplémentaires, la nouvelle gare devra attendre décembre 2019 et l’achèvement de celle de Manduel près de Nîmes. Loin d’être une surprise, ce calendrier est « clairement inscrit dans le contrat signé en 2012 par l’État, Réseau Ferré de France et les collectivités locales », rappelle l’édile montpelliérain, héritier de cet engagement lors de son élection en 2014. Alors que la nouvelle gare a nécessité un investissement de 135 millions d’euros (État, Région, SNCF Réseau, Métropoles de Nîmes et de Montpellier), auxquels viennent s’ajouter 40 millions d’euros pour l’arrivée du tram, l’heure est aujourd’hui « au pragmatisme ».

La SNCF va procéder au décalage des horaires d’arrivée des deux Ouigo quotidiens, qui en attendant l’arrivée du tramway en 2021, déversent leur millier de passagers sur une navette. La Métropole annonce un nouvel accès dépose-minute par le nord, une aire de retournement des navettes et le doublement à 2X2 voies du pont au-dessus de l’A9.
Nathalie Sanselme

Sur la photo : La construction de la nouvelle gare de Montpellier a nécessité un investissement de 135 milions d’euros. Crédits : DR

P.S. :
Les investissements consentis dans le cadre de la construction de Montpellier Sud de France (MSDF) : 97 millions d’euros pour la ZAC 1 de Cambacérès, 9 millions d’euros pour voiries et compléments. Valeur immobilière créée : 770 millions d’euros.

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