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Publié le mardi 5 septembre 2017 à 19h30min par Philippe Font

Hyperloop : les premières embauches prévues à Toulouse fin 2017

article diffusé le 30 juin 2017

Le projet Hyperloop qui devrait prendre place sur l’ancienne base aérienne de Toulouse Francazal reste soumis à la signature d’un accord de protocole avec l’État et la Métropole. A terme, ses dirigeants pourraient investir 40 millions d’euros et employer une trentaine de (...)

Six mois après l’annonce en grandes pompes de l’annonce de l’arrivée du projet Hyperloop sur l’ancienne base aérienne de Francazal, le projet avance beaucoup moins vite que la vitesse proposée par les capsules de HTT. Pourtant le dossier a été évoqué lors du dernier conseil de Toulouse Métropole. Lors de la session qui s’est tenue jeudi 29 juin, les élus ont adopté le principe d’une promesse de bail à construction d’une durée de quarante ans. Elle devrait être signée dans les prochains mois entre l’État, Toulouse Métropole et Hyperloop Transport Technologies (HTT).

Dans cet accord, la collectivité va céder un bâtiment, l’ancien mess des officiers, et des terrains (parking et portion de l’ancienne voie royale). En contrepartie, la société HTT s’engage à transformer le mess des sous-officiers en bureaux et à réaliser deux pistes d’essais : une au sol et l’autre juchée sur des pylônes. La condition pour que le dossier avance plus rapidement réside dans la réalisation d’études de dépollution. Dans l’accord initial, la Région s’est engagée à investir entre 1 et 5 millions d’euros dans le cadre de ses contrats d’appui, et l’État mettra à disposition certains locaux.

Accords avec des industriels et des start-up

Les investissements promis par la société américaine pour développer ce module circulant sur un coussin d’air dans un tube et à une vitesse de 1200 km/h sont estimés à 40 millions d’euros, dont 80% d’ici 2020. Le dossier est suivi de près par les collectivités et les décideurs économiques tant l’impact sur la recherche et l’emploi sont importants localement.

Toulouse est le site unique en Europe où les Américains d’Hyperloop seront installés,. Si le projet abouti, il aura des conséquences importantes sur le tissu industriel local. Des accords pourraient être signés avec Airbus et d’autres industriels. HTT va surtout s’appuyer sur des ingénieurs et des start-up pour développer leur projet. Il y a quelques semaines, HTT a déclaré que quinze emplois et dix stages seraient signés dès leur installation d’ici la fin de l’année. A moyen terme, la société américaine pourrait employer une trentaine de personnes.
Philippe Font

Sur la photo : Le projet de capsule développé par Hyperloop Transport Technologies pour véhiculer des passagers à 1200 km/h. Crédits : DR

2 Commentaires

  • Le 6 septembre à 18:37 , par Henri STREF

    Hyperloop devrait-être une oportunité unique pour toulouse. En efftet, au lieu de se larmoyer sur la non venue du LGV rapide à Toulouse, notre maire nostalgique de son « Joujou » en l’occurance de son train électrique qui ne passera pas à Toulouse en mode « rapide »… Pour information : 10 Mds d’Euros pour gagner 1 x heureà 250 Kms/h … Il ferait mieux d’aider cette société à réaliser des lignes à partir de Toulouse à 1000 Kms/h. Excusez du peu de différences entre 250 Kms/h et 1 000 Kms/h. !!!

    Il est vrai que notre maire s’est confié à un journal qu’il était nul en mathématiques …

    • Le 7 septembre à 18:47, par Seb31

      @ Henri STREF
      Si vous étiez impartial et éloigné de toute considération politique, vous incluriez à vos propos madame Delga, présidente de région, monsieur Meric, président du département qui sont également des pro TGV exactement sur la même ligne que « notre maire » comme vous dites…
      Pour le reste, je reste admiratif devant cette start-up Hyperloop mais j’ai quelques difficultés à imaginer la construction d’un tube en aérien, type gazoduc entre Toulouse et Paris….

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