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Publié le lundi 18 décembre 2017 à 18h52min par Audrey Sommazi

Immobilier. Les Toulousaines de Caso Patrimoine investissent le marché parisien

La foncière créée par Robert Monné en 2002 est aujourd’hui gérée par ses deux filles. Si les deux dirigeantes possèdent déjà des immeubles emblématiques à Toulouse, elles ambitionnent d’investir Paris.

Elles ne se ressemblent pas à les entendre. Très différentes l’une de l’autre, elles sont pourtant complémentaires. En toute discrétion, depuis leur immense bureau rue Mirepoix à Toulouse, Caroline Monné, 35 ans, et Sophie Monné, 31 ans, construisent Caso Patrimoine, un petit empire immobilier, spécialisé dans la gestion et la recherche de biens.

Au départ, il ne s’agissait que d’une petite foncière familiale. Robert Monné, alors président et co-fondateur du groupe Monné-Decroix spécialisé dans les résidences sécurisées, l’avait créée en 2002 pour garder en patrimoine quelques biens acquis en parallèle de son activité de promoteur immobilier. Puis, quand il a cédé son entreprise au groupe Crédit Agricole Immobilier, en 2007, la foncière a perduré.

La cadette a fait son entrée en 2008 pour prendre la direction du développement, puis Caroline en 2011 en tant que directrice juridique. A elles deux, elles sont propriétaires de 35.000 m² de bureaux et de 293 appartements, dont les immeubles toulousains qui hébergent Starbucks, allées Roosevelt, Monoprix à Victor-Hugo, ou encore la boutique Gentry’s rue Croix-Baragnon. Dernièrement, elles viennent d’acquérir l’immeuble occupé par l’enseigne Cartouche, place Wilson.

Diversification d’activité

Avec un chiffre d’affaires de 11,6 millions d’euros en 2016, les sœurs Monné appuient sur la pédale d’accélération. « Depuis septembre, trois personnes s’occupent de la recherche foncière qui est notre activité principale », note Caroline Monné, ex-avocate spécialisée en droit des affaires. « On souhaite augmenter le volume des biens », à Toulouse mais aussi à Paris.

En effet, elles ont décidé de s’attaquer à un autre marché aux prix plus élevés, en achetant deux premiers immeubles dans la capitale, l’un dans le 6e arrondissement, un autre dans le 9e. Et ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Paris est une valeur sûre », souligne Caroline Monné. « Pour un immeuble acheté à Paris, on en acquiert cinq à Toulouse ». Le calcul est vite fait.

Avec 25 millions d’euros d’investissement par an (contre 15 en 2016), elles envisagent aussi de développer des projets commerciaux neufs comme des centres commerciaux, et de proposer une activité locative hangar et dépôts pour les entreprises.
Audrey Sommazi

Sur la photo : Caroline Monné et Sophie Monné emploient quinze salariés. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

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