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Publié le mardi 12 juin 2018 à 21h42min par Béatrice Girard

Immobilier. Les ambitions nationales de Michel Lioger, PDG d’Acantys

Acantys compte onze programmes en cours dans l’agglomération toulousaine et lance ses premiers chantiers en Ile-de-France. La société vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Retour sur un parcours hors norme.

Michel Lioger a fondé Acantys en 2009, après une première carrière dans l’immobilier démarrée sur les chapeaux de roues. Son parcours ressemble aujourd’hui à celui d’un serial entrepreneur… Première étape en 1986 avec la création de la franchise immobilière Agence Numéro 1, d’abord lancée aux Etats-Unis. Le groupe atteint rapidement 400 points de ventes, avant d’être revendu à l’assureur Gan puis à Orpi.

En 1993, Michel Lioger quitte alors le navire pour développer 4M Promotion dont il restera directeur commercial jusqu’en 2000. Il crée ensuite Urbis promotion en tant qu’associé minoritaire et restera dans l’entreprise jusqu’à son rachat par Bouygues Immobilier. « Je m’étais toujours dit que je ne voulais pas monter ma boite tout seul, mais après ces différentes expériences de rachats, j’ai vraiment eu envie de me lancer », raconte le dirigeant.

Dix ans plus tard, Michel Lioger dirige Acantys, un groupe de promotion immobilière qui a passé la barre des 1000 logements livrés, en tandem avec son fils Benjamin. Il produit 300 logements par an dont 90% de collectifs et 10% de maisons individuelles. Son objectif : atteindre les 100 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2018, tout en mettant un point d’honneur à rester indépendant. « Nous comptons soixante-dix collaborateurs et notre volonté est bien de maintenir l’entreprise à une échelle familiale. D’ailleurs, je prévois l’ouverture du capital aux salariés au plus tard en 2019 », indique le patron.

A Toulouse, malgré onze programmes en cours et 524 logements en construction, le promoteur cultive la discrétion. « Nous mixons des opérations en zone d’aménagement concertée, comme à Saint-Martin-du-Touch avec un programme mixte de soixante-dix-huit logements, vingt villas et sept terrains à bâtir. Et en diffus comme aux Minimes avec quarante-trois logements à prix maîtrisés qui seront livrés en 2019 », décrit-il. Acantys a aussi racheté l’usine de production de Samaran à la Ramée qui sera transformée en 103 appartements et maisons.

Plus de 300 logements par an en région parisienne

Acantys s’est fixée une autre ambition importante cette année, celui d’un déploiement sur le marché national avec l’ouverture de bureaux à Paris et la première pierre d’un programme de cinquante-huit logements. « Paris représente 20% du marché, il est donc impensable pour nous de ne pas s’y installer, » pointe Michel Lioger. « D’ailleurs, nous y prévoyons un rythme de production de 300 à 400 logements par an dans les quatre ans. » Le promoteur a aussi prévu d’ouvrir un second bureau à Annecy en fin d’année pour « disposer d’un camp de base permettant de couvrir les secteurs qualitatifs d’Annecy, Annemasse et Thonon les bains… » Objectif ? Réaliser sur ce territoire une production de 120 à 150 lots par an dans les trois ans.

En attendant, le patron vient de confier sa campagne de communication « décalée » à Philippe Guillard, ancien rugbyman, passé par Canal Plus et réalisateur de cinéma (le Fils à Jo). « Quand j’ai rencontré Michel (Lioger, NDLR), j’ai découvert un mec savoureux et tendre, et une entreprise qui fonctionne comme une équipe de rugby », raconte le scénariste. « On n’a pas parlé de boulot, mais on s’est raconté nos parcours, et il m’a demandé quelque chose de décalé pour communiquer. »
Le résultat ? Une mini série de trois épisodes courts visibles sur les réseaux sociaux, décidément loin de l’esprit habituel de la promotion immobilière.
Béatrice Girard

Sur la photo : Michel Lioger, le PDG d’Acantys. Crédits : DR

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