ToulÉco

Publié le mercredi 20 février 2019 à 20h58min par Béatrice Girard

Immobilier. Et si le marché toulousain se contractait en 2019 ?

Baisse du nombre de ventes et prix en hausse dans le neuf, stabilité des transactions dans l’ancien. Le secteur de l’immobilier toulousain connait des signes de ralentissement.

L’heure n’est pas encore tout à fait à l’inquiétude, mais le doute est permis. Après une année 2017 record, 2018 s’est achevée sur des indicateurs plus inquiétants. Dans l’ancien la hausse des prix a atteint 3,8%, et le prix moyen atteint désormais 2629 €/ m2, selon la Fnaim, mais les rythmes de ventes eux sont désormais stables.

« Nous sommes loin des +15 % de ventes de l’année précédente et ceci pourrait traduire les débuts d’un ralentissement », pronostique Philippe Pailhès, président de la Chambre interdépartementale des notaires de Haute-Garonne. Pour l’heure, on note de grands écarts de prix entre les quartiers. Ainsi dans l’hyper-centre (Carmes, Capitole, Alsace), les transactions dépassent fréquemment les 7000 €/ m2 pour des petites surfaces, tandis que les prix stagnent à 1600 €/ m2 dans les faubourgs les plus défavorisés.

Les investisseurs en retrait, le marché du neuf s’inquiète

Mais l’inquiétude principale vient du marché neuf qui a enregistré 7055 ventes dans l’aire urbaine en 2018, soit une baisse de 8%. En cause ? La baisse des ventes à investisseurs (-11%) soit 650 ventes en moins. « C’est un bilan en trompe l’oeil », a tenu à nuancer Jean-Philippe Jarno, directeur général d’Urbis Réalisations et président de l’ObserveR, lors de la présentation des chiffres de la profession, ce mercredi 20 février. « Car si les ventes à investisseurs baissent, celles à occupants se maintiennent, et elles progressent même fortement dans Toulouse intra muros, grâce à une hausse spectaculaire des ventes aidées (+33%). Le marché reste donc dynamique ».

Une bonne nouvelle pour les classes moyennes qui profitent d’une offre de logements neufs soumis à un plafond de revenus et affichés à 3000 €/ m2. Les prix des logements neufs vendus en libre, eux, n’ont en revanche pas cessé d’augmenter (+4%) pour atteindre 4050 €/ m2 à Toulouse et 3800 €/ m2 dans l’aire urbaine. Enfin un dernier indicateur pose question. C’est la chute des mises en ventes de logements neufs (-33 % à Toulouse et -26 % dans l’aire urbaine). Une contraction qui s’explique selon la profession par « la raréfaction des fonciers et la mise en œuvre attendue du nouveau PLUIH qui a pu freiner des dépôts de permis de construire ».
Béatrice Girard

Sur la photo : Alors que les ventes de logements neufs sont en recul dans l’aire urbaine, à Toulouse, le marché se maintient grâce à une nouvelle offre de logements à prix maitrisés. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco

P.S. :

Tous les jeudis, retrouvez l’actualité de l’Immobilier toulousain sur touleco.fr.