ToulÉco

Publié le mardi 22 octobre 2019 à 19h30min par Sophie Arutunian

Haute-Garonne. Jeanblanc confiseur, la TPE artisanale cherche un repreneur

Jeanblanc confiseur est en période de rush : c’est maintenant que se préparent les figurines de Noël qui orneront les vitrines de plus de 600 pâtisseries et épiceries en France et en Belgique. En parallèle, la TPE haut-garonnaise cherche un repreneur.

Il faut les voir faire, Pascal Jeanblanc et sa femme Monette, prendre des cubes de pâte d’amande, les rouler entre les doigts avec dextérité, modeler des petits chats, des pères noël, des champignons et des fruits en tout genre, dans leur atelier de Vaquiers, en Haute-Garonne. Toute la journée, il font du modelage, afin de sortir 1500 à 2000 sucreries par jour. « Ce que je préfère, c’est quand je pose les yeux, en sucre. C’est là que les figurines prennent vie », glisse Monette Jeanblanc.

Dans cette TPE familiale, récompensée lors des trophées 2019 de la TPE au salon Serviciz, on fabrique à la fois de la guimauve (sous forme de petits cubes multicolores, qui seront vendues la plupart du temps en ballotins) et des sujets en pâte d’amande qui connaissent leur plus grand succès à Pâques et à Noël (jusqu’à 40 % de l’activité annuelle). Fabriqués intégralement à la main
- c’est ce qui les distingue de la concurrence -, les produits sont réalisés à la commande, en flux tendu, uniquement en BtoB.

« Nos clients sont des pâtisseries, épiceries fines, et à la marge des boulangeries ou fleuristes. Ils sont majoritairement situés à Paris, en Bretagne, dans la région Centre, et Paca, mais aussi en Belgique », indique la fille de Pascal et Monette Jeanblanc, Cindy, salariée à mi-temps de la société, en charge du développement. Elle compte sur une quinzaine de commerciaux, répartis sur le territoire français pour développer l’activité.

Colorants « non controversés »

La matière première des confiseries est importée : la gélatine (de poisson, pas de porc) pour la guimauve vient de Roumanie et la pâte d’amande en vrac des Pays-Bas. Récemment, Jeanblanc Confiserie a décidé de passer un cap important dans son process en utilisant uniquement des colorants non-controversés dans ses préparations. « On anticipe la loi », explique Pascal Jeanblanc, « et on s‘adapte à la demande. Les consommateurs regardent de plus en plus les étiquettes. Avec les colorants traditionnels azoïques comme le E124 , nous étions obligés de mentionner que les colorants peuvent être nuisibles à la santé des enfants. En terme de communication c’était désastreux ».

Désormais, tous les colorants utilisés sont naturels ou à base de produits naturels. Une transition nécessaire mais qui laisse au chef d’entreprise une frustration : « il était très difficile de trouver des colorants naturels avec une qualité et un rendu égal aux anciens produits. Nous avons fini par trouver mais c’est beaucoup plus cher. » En effet, là où un gramme de colorant suffisait pour un litre de matière première, aujourd’hui il faut 600 grammes pour un litre. « On passe de 40 euros le litre à 250 euros. Nous avons donc du augmenter les prix des confiseries », regrette-t-il.

Avec 250.000 euros de chiffre d’affaires, en croissance constante, Jeanblanc Confiserie cherche un repreneur. En effet, Pascal et Monette Jeanblanc vont partir à la retraite et leur fille ne souhaite pas prendre la relève. Le changement des colorants entre dans cette stratégie de cession, de même que la création d’une boutique en ligne et d’une page facebook où sont révélés en vidéo quelques secrets de fabrication.
Sophie Arutunian

Sur les photos :
Pascal, Monette et Cindy Jeanblanc sur la première photo.
Monette Jeanblanc en plein modelage sur la deuxième photo.
Pascal Jeanblanc en train de colorer des pâtes d’amande sur la troisième photo.
Crédits : Valentine Chappuis - ToulÉco.

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