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Publié le jeudi 15 juin 2017 à 21h01min par Agnès Fremiot

L’Adie, un coup de pouce à la création

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L’absence de prêt bancaire ne signifie pas forcément que votre projet est compromis. Le système des microcrédits est prévu pour aider les personnes en rupture avec le financement traditionnel.

L’Adie cible les porteurs de projet qui n’ont pas accès au crédit bancaire et dont les besoins en financement n’excèdent pas 20.000 euros. « Nous nous adressons à toutes les personnes qui rencontrent des difficultés à obtenir un financement traditionnel, y compris les interdits bancaires qui comptent pour 20% des prêts que nous accordons », indique David Rofé, adjoint au directeur régional de l’Adie Occitanie. Les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires de l’allocation de solidarité comptent ainsi à 60% parmi les bénéficiaires des microcrédits accordés par l’association.

« Notre objectif n’est pas de leur permettre de bénéficier d’un effet levier auprès des acteurs bancaires. En revanche, à terme, après plusieurs années d’activités nous souhaitons que les personnes qui ont profité de nos financements puissent se voir allouer des prêts classiques. » Ce sont d’ailleurs les deux limites des crédits accordés par l’Adie. Il ne doit pas s’agir de complément bancaire et ces emprunts ne financent pas la dette.

Des échéances moyennes de 30 mois

L’Adie suit les entrepreneurs, quel que soit leur projet ou leur profil. Toutefois, elle s’engage à leurs côtés en s’assurant qu’ils pourront subvenir aux mensualités pour faire en sorte qu’il y ait le moins d’impayés possible et ne pas mettre le porteur de projet dans une situation financière difficile. « Nous traitons avec un public fragilisé que nous ne souhaitons pas handicaper ensuite », poursuit David Rofé. Les bénéficiaires ont jusqu’à 48 mois pour rembourser leur crédit, mais la durée moyenne d’un prêt est de 30 mois. « Nous adaptons la durée à la capacité de remboursement de l’emprunteur. »

Les chefs d’entreprise ont la possibilité par la suite de souscrire d’autres microcrédits pour leur entreprise, afin de développer leur activité. Toute personne qui obtient un microcrédit auprès de l’Adie peut ensuite bénéficier d’un accompagnement gratuit pour le suivi de son projet. Le développement commercial, les volets fiscaux, sociaux et juridiques comptent ainsi parmi les sujets abordés avec son conseiller. « Une centaine de bénévoles interviennent à nos côtés dans la région Occitanie pour partager leur expertise avec les entrepreneurs financés par l’Adie. »

Des prêts pour rebondir

900 entreprises ont ainsi profité des microcrédits de l’Adie dans la région Occitanie en 2015. « Nous recevons 5000 personnes en moyenne chaque année et nous finançons 15% à 20% d’entre elles. Beaucoup viennent simplement se renseigner », précise David Rofé. Le taux de pérennité des entreprises suivies par l’association est de 70% à deux ans, et de 58% à trois ans, des chiffres comparables à la moyenne nationale. « Nous sommes surtout attentifs au rebond des porteurs de projet. 21% des personnes qui cessent leur activité poursuivent comme salarié. 84% des personnes financées sont insérées dans les trois ans en poursuivant avec leur projet ou en reprenant une activité salariée. »
Agnès Fremiot
Infographie WG Communication

Contact

Pour contacter l’Adie, il suffit de se rendre sur son site Internet www.adie.org ou
d’avoir un premier contact téléphonique avec un conseiller au 0969 328 110.