ToulÉco

Publié le mardi 12 septembre 2017 à 20h58min par Isabelle Meijers

Toulouse. L’IRT Saint Exupéry lance son plus grand projet de rupture technologique

La généralisation des moyens de transport plus électriques est pour demain. Avec le projet HighVolt et ses 10,6 millions d’euros de financement, l’IRT de Toulouse lance son plus gros programme de recherche à ce jour.

A l’heure où les méthodes d’innovation disruptives tout droit venues de la Silicon Valley bouleversent Airbus, le projet de recherche HighVolt consacré aux moyens de transport plus électriques arrive-t-il à point nommé pour maintenir un certain tropisme français au sein du groupe ?

« Il est certain que ce projet répond clairement aux besoins croisés de l’industrie aéronautique, automobile et ferroviaire en matière de mutation électrique. Avec un budget de 10,6 millions d’euros sur 4 ans, c’est à ce jour notre plus gros projet de recherche. Il rassemble douze partenaires industriels, dont Airbus, Alstom, Safran ou Akka Technologies et deux laboratoires publics », explique Ariel Sirat, directeur général de l’IRT Saint Exupéry, l’Institut de Recherche Technologique toulousain.

L’objectif de HighVolt est de comprendre les phénomènes physiques liés à l’augmentation de la tension électrique. Il s’agit par exemple de défricher les problématiques techniques générés par le passage à un avion plus électrique puis hybride et dans l’avenir tout électrique.

Un budget de 300 millions d’euros sur dix ans

Lancés en 2013, les IRT reposent sur un partenariat public/privé. Ils sont gouvernés et financés à 50/50 par l’État (par le biais des investissements d’avenir) et les industriels. Ils ont été mis en place pour accélérer la transition entre la recherche et les applications industrielles. L’IRT Saint Exupéry de Toulouse est spécialisé dans l’aéronautique, le spatial et les systèmes embarqués. Il fait partie du trio de tête en matière de budget parmi les huit IRT nationaux. La plateforme de recherche bénéficie d’une enveloppe totale de 300 millions d’euros sur dix ans, dont une première tranche de 100 millions d’euros vient d’être finalisée.

Confiance renouvelée de l’Etat

« Notre première évaluation triennale par les pouvoirs publics a été franchie avec succès l’année dernière. Une deuxième tranche de financement de 55 à 65 millions d’euros doit être débloquée par l’État, et nos partenaires industriels nous accompagnent pour un même montant », détaille Ariel Sirat. Mobilisant près de 250 personnes, dont la moitié détachée des bureaux d’études des quatre-vingts membres industriels et une cinquantaine de post-doctorants, l’IRT Saint Exupéry doit investir en 2018 de nouveaux locaux de 12.000 m2 dont 7.000 m2 de surfaces techniques. Avec le projet HighVolt, il joue clairement son rôle de maintien et d’accélérateur de l’innovation en France.
Isabelle Meijers

Sur la photo : Ariel Sirat, directeur général de l’IRT St Exupéry, qui accompagne les filières industrielles dans leur façon d’innover. Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.