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Publié le jeudi 26 septembre 2019 à 20h49min par Paul Périé

L’Occitanie, place forte pour les projets du CNRS

Le PDG du CNRS Antoine Petit a profité des 80 ans du Centre national de la recherche scientifique pour rappeler l’importance des sciences et souligner l’excellence régionale en la matière. Il était à Toulouse, au Cemes, pour inaugurer un nouvel équipement.

Créé quelques mois après le début de la seconde guerre mondiale, le CNRS est un acteur incontournable de la recherche en France. « Aujourd’hui, les enjeux en matière de climat, d’énergies renouvelables ou de santé soulignent les besoins en science », insiste Antoine Petit, PDG du CNRS et co-rapporteur d’un des trois groupes de travail sur la loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui ont rendu leurs conclusions ce lundi 23 septembre.

« La communauté scientifique attend une loi ambitieuse. Il faut un signal d’investissement de l’État », a ajouté Antoine Petit, alors que la compétition internationale est de plus en plus féroce au niveau de la recherche et que la Dépense intérieure de recherche et développement (DIRD) stagne depuis de nombreuses années. Il a rappelé que la stratégie de Lisbonne avait fixé à 3 % du PIB les dépenses en R&D (en 2018, le PIB de la France s’élevait à 2.353 milliards d’euros), dont 1 % venant du secteur public et que « nous en sommes actuellement à 0,78 % ». Dans le secteur privé, il plaide pour la création au niveau européen d’entreprises technologiques de haut niveau.

Un microscope unique au monde à Toulouse

L’inauguration d’un microscope électronique en transmission ultra rapide au Cemes était par ailleurs l’occasion pour le PDG du CNRS de souligner l’importance de Toulouse, deuxième site français en termes de personnels, avec près de 3000 salariés, qui rassemble soixante-cinq laboratoires et concentre 9% du budget de fonctionnement du CNRS (3,4 milliards d’euros au niveau national). En Occitanie, Montpellier n’est pas en reste : la métropole pèse pour environ 7% du budget national de l’institution.

Fruit de la collaboration avec le groupe japonais Hitachi, ce bijou technologique illustre parfaitement, selon Antoine Petit, les ambitions du CNRS : « excellence scientifique, innovation et collaboration internationale ». Conçue par Arnaud Arbouet et Florent Houdellier, cette nouvelle méthode d’analyse des phénomènes physiques va être implantée sur un microscope moderne prêté pendant trois ans par Hitachi. « Ce nouvel outil unique sera ouvert à un maximum de chercheurs dans de multiples domaines », conclut Florent Houdellier,
Paul Périé

Sur la photo : Antoine Petit, PDG du CNRS. Crédits : Frédérique Plas - CNRS

P.S.

Le CNRS a mis en place 150 laboratoires de recherche communs avec des industriels. Le centre crée ou accompagne la création de quatre-vingts à cent startups par an.