ToulÉco

Publié le jeudi 5 juillet 2018 à 18h53min par Armelle Parion

L’ex Théâtre National de Toulouse investit dans de nouvelles idées

Un vent nouveau souffle sur le TNT. Le directeur Galin Stoev, arrivé l’été dernier, a décidé de changer le nom du Centre dramatique national. Le théâtre de la Cité se transforme en une maison d’artistes vivante et ouverte, où tout est fait pour attirer les spectateurs.

Le nouveau directeur Galin Stoev affiche un projet ambitieux pour le Théâtre de la Cité, anciennement Théâtre national de Toulouse. « Le changement de nom s’est imposé, en changeant de philosophie. Nous souhaitons une maison de création, au service des artistes », affirme-t-il lors de la présentation de la saison 2017-2018.

Tout d’abord, les loges et les bureaux du troisième étage du théâtre de la Cité laisseront place, dès l’automne, à huit appartements pour les artistes en résidence. L’investissement de 400.000 euros calculé comme « un coût annuel de 20.000 euros sur vingt ans, au lieu des 80.000 euros chaque année pour loger les équipes ». Des économies ont été réalisées sur le livret de saison. « Ce support en papier journal brut peu onéreux permet avec une même enveloppe budgétaire de diffuser également des informations tout au long de la saison ».

Incubateur créatif et restaurant

Les salles du théâtre changent de nom : le Petit théâtre devient le Cub. « Un incubateur créatif pour proposer aux équipes artistiques un accompagnement sur mesure. Nous y organiserons des rencontres avec les spectateurs, afin qu’ils se familiarisent avec les étapes de création », explique Galin Stoev. Des préambules seront également proposés, afin de donner des clés au public avant les représentations. Et une fois n’est pas coutume, le théâtre ouvrira pour les fêtes de fin d’année avec un spectacle de cirque.

Puisqu’il est bien question de créer un lieu de vie, le restaurant rouvrira dès cet automne six jours sur sept, de 10 heures à 2 heures du matin, sous la houlette du maître restaurateur Olivier Bouscatel, qui prend en charge sa rénovation. Egalement salon de thé, glacier et bar, l’établissement organisera des lectures, des vide-dressing, et des soirées DJ’s. Au niveau inférieur du théâtre, s’installeront des loges à fromages, à charcuterie et à huîtres, et de grandes tables pour grignoter. Ces deux lieux seront accessibles aux non spectateurs.

Au cœur de la métropole

Galin Stoev souhaite également donner une dimension métropolitaine au théâtre, en invitant un artiste local à chaque saison. Cette année, ce sera la chorégraphe Maguy Marin. Sur les trente-huit spectacles de la saison, onze sont portés par des compagnies régionales. Par ailleurs, les habitants seront invités à une visite décalée et gratuite, ponctuée de théâtre de rue, lors des prochaines journées du patrimoine.

Enfin, la politique des abonnements change à la rentrée, avec la création notamment d’un Carnet Tribu pour découvrir les spectacles tout public en famille, au tarif unique de 8 euros, et d’un Pass Cité, pour bénéficier de tarifs préférentiels toute la saison. 85.000 fauteuils sont à la vente, soit 20.000 de plus que l’an dernier, avec une billetterie désormais accessible en ligne.
Armelle Parion

Sur les photos, la façade du Théâtre de la Cité et Galin Stoev. Crédits DR pour ToulÉco.

Côté budgets :

Le CDN, qui emploie quarante salariés, fonctionne avec un budget global de 7,5 millions d’euros par an, dont 5,5 millions de subventions (2,36 millions de l’Etat et la Drac, 2,1 millions de Toulouse métropole, 330.000€ de la Région Occitanie et 240.000€ du département de Haute-Garonne. Le reste provient des ressources propres issues de la billetterie, des coproductions et du mécénat. Plus de 50% du budget est consacré à l’activité artistique, le reste est alloué au fonctionnement.