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Publié le vendredi 17 novembre 2017 à 17h50min par Natacha Zimmermann

L’interview. « L’outil doit rester un support, ne pas remplacer l’humain »

Les cliniques Capio soutiennent Futurapolis pour la première fois cette année. Véronique Dahan, directrice régionale du groupe explique son choix, et parle de sa vision de la « médecine moderne ».

Pourquoi avoir décidé de soutenir Futurapolis cette année ?
C’est la première fois que des sujets médicaux sont abordés à Futurapolis. Je trouvais donc intéressant que les établissements de santé soient présents. Surtout que Capio mise sur une « médecine moderne ». Nous profiterons d’ailleurs de notre présence là-bas pour proposer une visite virtuelle de notre nouveau centre de la Croix du sud, et pour présenter un robot chirurgical, du moins s’il nous sera possible d’en emmener un.

Qu’est-ce que signifie « médecine moderne » pour vous ?
Quand on parle médecine moderne, on ne parle pas que d’outils. Nous utilisons des technologies, permetteant une récupération rapide après la chirurgie : des techniques chirurgicales nouvelles, mini-invasive, ou dans l’anesthésie.
Mais l’outil doit rester un support, ne pas remplacer l’humain. Par exemple, on pense à installer des robots à l’accueil des hôpitaux, car ils sont capables de dérouler les étapes à suivre. Mais cela doit permettre aux infirmières d’échanger plus avec les patients. La technologie doit permettre un meilleur suivi du patient. C’est ce que nous appliquons avec le « parcours de récupération », qui nous avons mis en place depuis 2011 : après la consultation, le patient discute avec une infirmière. Puis, chez lui, il a la possibilité de répondre à des questionnaires. Grâce à cela, l’infirmière pourra détecter s’il y a un problème, et le conseiller sur les procédures à suivre. Le patient est aussi acteur de sa prise en charge, il ne doit pas se sentir abandnné.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?
Nous sommes très pris par le nouveau centre de la Croix-du-sud, qui doit ouvrir en octobre 2018. Mais nous sommes aussi en train de développer un parcours très spécifique, concernant l’obésité. Il faut savoir que la prise en charge de l’obésité est très compliquée, il faut que le patient soit suivi pendant des mois par toute une équipe, qui doit ensuite décider si une intervention est nécessaire ou non. Il faut beaucoup d’accompagnement et de suivi.
Nous mettons également en place un nouveau programme tabagique, aux Cèdres, basé sur les thérapies comportementales. Toujours dans l’idée qu’il faut proposer plus qu’un simple rendez-vous aux patients, ne pas les laissés livrés à eux-même.