ToulÉco

Publié le jeudi 23 novembre 2017 à 17h24min par Natacha Zimmermann

« La création d’emplois dans les années à venir viendra des start-ups »

Le groupe BPCE est l’un des soutiens historiques de Futurapolis. Pierre Carli, président du directoire de la Caisse d’épargne Midi-Pyrénées, explique l’engagement de sa banque auprès des start-ups et de Futurapolis.

Pierre Carli, pourquoi la Caisse d’épargne Midi-Pyrénées soutient-elle encore cette année le festival Futurapolis ?
Nous soutenons ce festival à double titre. Comme beaucoup d’entreprises, nous avons un programme de transformation très important, à la fois pour les clients et pour nos collaborateurs. Et nous y consacrons de grosses sommes, pour montrer notre action dans ce domaine, notre présence.
Nous nous intéressons aussi beaucoup aux start-ups. Sur notre stand, à Futurapolis, nous présenterons d’ailleurs notre dispositif bancaire Néo business, adapté à leur fonctionnement. Parce qu’on ne peut pas appliquer aux start-ups les mêmes méthodes d’analyse que pour les autres entreprises.

Justement, quelle vision a la Caisse d’épargne sur l’innovation ?
Nous soutenons beaucoup les start-ups. Nous n’avons pas notre propre pépinière, mais nous participons à plusieurs d’entre elles dans la région Midi-Pyrénées. Nous sommes au capital dans plusieurs d’entre elles, nous nous associons à la région… Et nous tentons aussi de développer l’offre client-fournisseur avec elles. A Toulouse, par exemple, nous travaillons avec iTrust, et nous avons mis en place des bornes de recharge électrique.

Je pense que la création d’emplois dans les années à venir viendra des start-ups, il faut donc être présent. L’innovation est indispensable au niveau du développement économique. La région Occitanie est d’ailleurs la première en terme de recherche et développement, et Toulouse est la 2e ville créatrice de start-ups en France !
Notre application est l’une des plus téléchargées, et beaucoup des éléments que nous proposons ont d’ailleurs été développés par des start-ups. On a souvent opposé ces dernières aux grands groupes, mais en réalité, souvent, elles ont les produits mais pas les clients, quand nous avons besoin de ces produits, et avons les clients.

Quelles sont les innovations prévues par la Caisse d’épargne pour l’année à venir ?
Nous allons de plus en plus vers la numérisation. Côté client, nous avons créer des offres pour souscrire, pour ouvrir un compte directement en ligne, demander des crédits. On se préoccupe de plus en plus du « self care », et nous voulons donner au client la possibilité de faire ses opérations directement en ligne, et d’y trouver des informations et documents concernant la vie courante.

Peu de personnes en ont conscience, mais on peut faire de plus en plus de choses en ligne : on peut transférer l’attestation de scolarité de ses enfants, ou modifier le plafond de sa carte bancaire lorsque l’on part en vacances. Il y a aussi la signature électronique, les courriers et relevés de compte qui sont compris dans l’offre e-documents. On peut également prendre rendez-vous avec un conseiller en ligne… La dernière innovation sur laquelle nous nous concentrons concerne la cybersécurité, notamment pour protéger au mieux l’identification.

La 6e édition de Futurapolis se tiendra à Toulouse les vendredi 24 et samedi 25 novembre 2017.
Plus d’informations : http://www.futurapolis.com/