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« La pépinière est un appui à la diversification économique »
article diffusé le 9 février 2010
19 août 2010 21h47
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Semidias pour Société d’économie mixte pour l’innovation, le développement industriel et l’Animation Scientifique. Celle-ci assure notamment pour le compte du Grand Toulouse le pilotage opérationnel des pépinières et hôtels d’entreprises. Explications avec Louis Germain, président du conseil de surveillance de la structure.
Quel est le rôle de la Semidias ?

À l’origine, en 1994, la Semidias avait été créée à Colomiers dans l’idée de rapprocher le monde de la recherche, celui des industriels donneurs d’ordre et les PME-PMI locales. Nous avions développé deux activités : l’accueil d’entreprises en pépinière et la formation professionnelle.

Comment a-t-elle évolué ?
Depuis 2004 et le transfert de compétence économique, le Grand Toulouse est devenu actionnaire majoritaire de la SEM. C’est donc pour son compte, et après sélection sur appel d’offres, que nous accueillons en pépinières ou en hôtels des créateurs d’entreprises. Nous mettons à leur disposition des services communs, du matériel et une plate-forme d’accompagnement. Nous jouons en quelque sorte un rôle d’accélérateur de croissance en aidant au développement économique, par le biais de mise en réseau des porteurs de projets entre eux, mais aussi avec les acteurs économiques locaux.

Nous abritons à ce jour 72 entreprises, dont 48 en pépinières, qui représentent 362 emplois, sur 10 sites, soit environ 20.000 m2. Les entreprises peuvent rester jusqu’à 4 ans en pépinières puis peuvent être hébergées en hôtel, en fonction de leur niveau de développement.

Votre offre ne s’adresse-t-elle qu’aux porteurs de projets innovants ?
Non, aucunement ! Nous accueillons tout type d’entreprises, à l’image de l’économie locale ; certaines sont issues de l’incubateur, d’autres bénéficient d’accompagnement de la Chambre de commerce de Toulouse. Pour sélectionner les projets, nous évaluons leur impact sur le territoire, leur viabilité, leur caractère innovant, et surtout leur potentiel de création d’emplois.

Comment se passent les sélections ?
Les sélections sont conformes aux axes de développement adoptés par le Grand Toulouse, qui valorise la diversification, par exemple vers les sciences du vivant ou l’alimentaire, mais aussi l’interdisciplinarité, comme le secteur des alicaments. Par exemple, le centre Pierre Potier, inauguré fin 2009, privilégie l’hébergement des entreprises dédiées aux sciences du vivant, tandis que la pépinière du Ramier accueille plutôt des TPE, sur tous types d’activités, y compris de services à la personne.


Quelles sont les perspectives d’évolution ?
Concernant la Semidias, nous venons de filialiser notre activité de formation, afin de garantir son développement indépendamment de la gestion des pépinières d’entreprises.
Côté Grand Toulouse, nous réfléchissons à la création d’une pépinière dans le Nord, dédiée à la micromécanique, ou encore à Balma, concentrée sur les services aux entreprises. Il existe aussi un projet « écopôle » réservé aux industries vertes, dans le secteur de Cugnaux / Villeneuve Tolosane. Ces projets sont à l’état de réflexion, mais nous sommes en capacité de réagir vite en cas d’urgence, avec le souci de simplifier et de trouver des réponses pour les créateurs d’entreprises.
Propos recueillis par Valérie Ravinet

Sur la photo : Stéphane Douce, directeur de Semidias et Louis Germain, président du Conseil de surveillance de la Semidias et vice-président de la Commission du développement économique et de l’emploi du Grand Toulouse. DR.

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