ToulÉco

Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 17h53min par Ingrid Lemelle

« La taxe d’apprentissage est un investissement »

La collecte de la taxe d’apprentissage a démarré. Cet impôt reste souvent mal appréhendé par les entreprises, qui ont pourtant l’opportunité d’investir ainsi dans leurs futures ressources humaines. Le point avec Paul Lauriac, directeur du CFA de Toulouse Business School.

"La taxe d’apprentissage constitue un levier de développement important pour les établissements d’enseignement supérieur. Une ressource qui leur permet de financer des dépenses à caractère pédagogique. Cet impôt a la particularité de permettre aux entreprises d’en choisir les bénéficiaires et de pouvoir ainsi le transformer en investissement dans leurs futures ressources humaines.

En premier lieu, la taxe d’apprentissage permet de couvrir les coûts de formation des apprentis portés au travers du Centre de Formation des Apprentis de Toulouse Business School, regroupant près de 320 alternants. Un CFA créé il y a près de 14 ans pour répondre précisément aux attentes des entreprises et des jeunes, auxquels nous proposons de préparer, par cette voie, le DCG, le DSCG et les M1 et/ou M2 de notre programme Grande École.

Un outil de transmission de l’excellence pédagogique

Au-delà, elle permet également de financer des projets pédagogiques des programmes Bachelor, Grande École et de certains Mastères Spécialisés de TBS. Pour la première fois, TBS proposera également à la rentrée 2017 un BTS NRC (Négociation & Relation Clients) en alternance. Cela se traduit très concrètement par le recrutement de professeurs, le développement de double diplômes, l’aménagement de nouvelles salles d’enseignements, la valorisation des « soft- skills » au sein de notre Career Starter, la création de nouveaux campus à l’international, l’augmentation du nombre d’étudiants étrangers et le financement de bourses en faveur de l’égalité des chances. Les projets développés permettent, en particulier, de transmettre à nos étudiants l’excellence académique, la capacité à innover et l’ouverture d’esprit.

Autant d’applications très concrètes de cette taxe, qui contribue donc directement à la mission d’établissements tels que le nôtre, à savoir développer les compétences professionnelles des jeunes en adéquation avec les besoins des entreprises."

Paul Lauriac, directeur du développement, des partenariats et des services aux entreprises de Toulouse Business School et de son CFA