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Publié le dimanche 22 avril 2018 à 18h00min par Agnès Fremiot

Lab’Oikos veut partir à la conquête des métropoles French Tech

Article diffusé le 28 février 2018

Après une levée de fonds d’1,7 million d’euros, Lab’Oikos devrait réaliser un tour de table d’envergure en 2018. Objectif : installer une entité dans chaque métropole labellisée French Tech.

Rémi Demersseman-Pradel affiche ses ambitions pour le Lab’Oikos. Il souhaite essaimer son modèle dans toutes les villes labellisées French Tech. Le premier se déploie sur 3000 m2 à Toulouse dans le quartier Saint-Aubin, le deuxième a vu le jour à Paris en début d’année.

« Face à la multiplication des petits espaces de coworking en France, nous avons décidé de faire évoluer un modèle économique plutôt compliqué jusque-là. Nous désirons installer des lieux dont la superficie s’échelonnera entre 1000 et 3000 m2, en mettant à la disposition des entreprises des outils à la fois performants et responsables », explique-t-il. L’obtention de la Bourse French Tech par Lab’Oikos vient en effet récompenser la mise en place d’un programme d’accompagnement baptisé Oïkos Impact.

350 points de vigilance

Son objectif est de faire bénéficier ses clients d’un diagnostic performance et responsabilités et des préconisations associées en terme d’outils, de formations, de conférences ou de meet-up. « Nous avons défini 350 points pour leur permettre d’évoluer et progresser dans leur impact social, sociétal et économique avec à la clé un gain en rentabilité. Nous proposons à chacun de nos oïkonautes de changer son mode de fonctionnement selon ses capacités. Nous nous adressons à tous, de l’indépendant au grand groupe. » Rémi Demersseman-Pradel met ainsi en pratique sa philosophie qui veut que pour changer le monde, il faut changer l’économie.

Ces points de vigilance vont des préoccupations d’un projet en création (dépôt d’une marque, choix des statuts…) à celles d’une entreprise qui a déjà amorcé une politique de RSE. « Nous nous appuyons dans cette démarche sur des experts dans chaque domaine. » Ces prestations seront proposées gratuitement aux adhérents et facturées aux entreprises extérieures. « Nous leur vendrons des services et c’est là que nous réaliserons notre marge. 

1 million d’euros de chiffre d’affaires pour l’espace toulousain

Aujourd’hui, l’entité toulousaine abrite plus de 150 entreprises à demeure et 5000 personnes ont fréquenté le lieu en 2017. Avec un panel de projets, qui va de l’indépendant, à la Préfecture de Région, en passant par les start-up et les PME. Après une première levée de fonds bouclée en novembre de 1,7 million d’euros. Pour finaliser l’espace de Toulouse et lancer celui de Paris, Rémi Demersseman-Pradel (photo) envisage un nouveau tour de table en 2018 « de plusieurs millions d’euros » pour lancer les opérations sur les autres villes. « Les gros acteurs s’intéressent de plus en plus à ce secteur, mais ce marché ne se démultipliera pas à l’infini. » Le chiffre d’affaires du premier espace de coworking devrait avoisiner le million d’euros en vitesse de croisière.
Agnès Frémiot

Sur la photo : Avec Oïkos Impact, Rémi Demersseman-Pradel (en bas) souhaite accompagner les entrepreneurs dans le changement. Photo : DR.

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