ToulÉco

Publié le lundi 2 janvier 2017 à 21h04min par Philippe Font

Spécialiste des portes, Lacroix s’ouvre au marché français depuis Toulouse

En moins de vingt ans, Alain Crouzil a fait de la société Lacroix un des acteurs majeurs de la porte coulissante automatique pour les pros. Le PDG de la société veut franchir un nouveau palier en ouvrant des agences sur tout le territoire et en lançant un nouveau produit pour le marché (...)

Quand en 1997 il rachète Lacroix, PME spécialisée dans les portails et autres systèmes d’ouvertures, Alain Crouzil sort d’une longue expérience dans l’informatique. Et cherche à racheter une entreprise qui allie à la fois « un produit de haute technologie et le service… Quand je me suis penché sur le dossier Lacroix, j’ai senti qu’il y avait une carte à jouer ».

Après son arrivée à la tête de la société toulousaine installée au bord du périphérique dans le secteur de Sesquières - elle employait une dizaine de salariés et produisait cent portes à l’année - Alain Crouzil prend rapidement la décision d’abandonner la fabrication de produits grand public. « On faisait de la porte, des volets roulants, des portails, autant de produits récupérés par la grande distribution », estime-t-il. Et il spécialise Lacroix sur les portes piétonnes sur mesure destinées aux professionnels.

Forum des Halles et le Ritz

Aujourd’hui l’entreprise compte 300 salariés, présente un chiffre d’affaires de 11 millions d’euros, et fabrique tous les ans dans ses ateliers toulousains quelque 1900 portes « piétonnes ». Parmi ses clients, Lacroix compte de nombreuses grandes surfaces, mais aussi le Forum des Halles, le Ritz ou le futur tribunal de Paris. Cette spécialisation de niche s’est accompagnée en 2013 du rachat de la société suisse Tormak. « Le service après-vente compte autant que la vente du produit . C’est le service qui fidélise le client », explique encore Alain Crouzil.

Six nouvelles agences d’ici 2023

En effet, 30% du chiffre d’affaires de la société est représenté par les services. Aujourd’hui la montée en puissance de Lacroix est multiple : alors que des investissements dans l’outil de production ont été opérés il y a quelques mois, 500.000 euros pour le poste de laquage, 200.000 euros pour le banc d’usinage, la construction d’une agence commerciale dédiée au marché d’Occitanie est programmée dans la zone de Sesquières. Alain Crouzil prévoit aussi l’ouverture de six nouvelles agences d’ici 2023 (Rhône-Alpes, Paca, Est, Centre, Bretagne/Normandie et Nord).

L’autre axe de développement concerne l’innovation : l’entreprise toulousaine devrait présenter lors du salon Batimat à Paris en 2017 son dernier produit, Oto. Cette porte coulissante et connectée s’adresse aux particuliers et est vendue sur le Web à moins de 1000 euros. Pour Julien Crouzil, fils du PDG et en charge du projet, l’objectif est simple : « On veut en vendre autant que Velux avec ses fenêtres de toit ».
Philippe Font

Sur la photo : Alain Crouzil, le PDG de la société Lacroix. Crédits : Hélène Ressayres ToulÉco.