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Publié le jeudi 3 octobre 2019 à 20h56min par Sophie Arutunian

Le Grand Marché de Toulouse se positionne en pépinière d’entreprises 

Le Marché d’intérêt national de Toulouse, baptisé le Grand Marché, poursuit sa transformation opérée en 2017 en annonçant l’arrivée en son sein de onze nouvelles entreprises, toutes axées sur le local et la qualité.

Le directeur du marché de Rungis Dominique Batani l’a reconnu lui-même lors de la conférence de presse du Grand Marché le mardi 1er octobre, « le développement du Min de Toulouse est quasiment exceptionnel, et on n’imaginait pas ce niveau de réussite il y a deux ans ». Pour rappel, en 2017, Toulouse Métropole a confié la gestion du marché, alors en situation critique, à Lumin’Toulouse, groupement composé de la Semmaris (actionnaire majoritaire et qui gère aussi Rungis), du groupe La Poste avec sa filiale Poste Immo et de la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées.

Une réussite, à en croire le chiffre d’affaires avancé : 408 millions d’euros, prenant en compte les chiffres d’affaires de toutes entreprises présentes sur le Min, ont été réalisés l’an dernier, contre 333 millions en 2017. Un bond qui serait dû en grande partie au taux d’occupation des surfaces disponibles : 96% actuellement contre 83% en 2017.

"Un nouvel écosystème"

Parmi les fiertés de Maguelone Pontier, directrice du Grand Marché, le nombre croissant d’entreprises qui s’installent au 146 avenue des Etats-Unis de Toulouse : « nous créons un véritable écosystème autour de l’alimentation, avec une place faite à l’emploi solidaire, aux jeunes entreprises, à l’innovation et aux saoirs-faire locaux ».

Ainsi, onze nouvelles entreprises sont en cours d’installation, après un processus de sélection rigoureux. « Nous suivons une procédure légale qui nous impose de faire une publication quand des locaux se libèrent. Nous recevons des candidatures, observées par un comité d’attribution. Nous avons refusé des grosses enseignes pour privilégier des petites entreprises que nous sommes allés chercher nous-même dans des pépinières avec des critères précis : le local, la qualité, la démarche RSE et un équilibre financier tenable. Le groupement ’Carrément Gers’ par exemple a été créé ad hoc pour nous, c’est un projet monté ensemble ».

Actuellement le Min compte 153 entreprises dont 21 nouvelles depuis la reprise en main par Lumin’ Toulouse en 2017. Huit en sont parties. Outre l’école de cuisine de Thierry Marx, les nouveaux venus ont tous une couleur cuisine et gastronomie - comme Hoope et Label d’Oc - ou gravitent autour de cette univers, à l’instar de Bureau divin, Véronique Michel RP ou encore Delanchy (lire encadré ci-dessous). De quoi renforcer encore un peu plus l’écosystème du Grand marché.
Sophie Arutunian

Sur la photo : le Grand Marché compte 153 enseignes sur son site, avenue des États-Unis à Toulouse. Crédits : @Min_toulouseoccitanie

Les onze nouvelles entreprises du Grand Marché

  • L’ agence de relation presse Véronique Michel : agence de relations presse et relations publiques spécialisée dans le tourisme, la gastronomie et l’art de vivre.
  • Carrément Gers : regroupement de onze producteurs 100% locaux sous signe de qualité ou agriculture bio
  • Cerfrance : Expertise comptable
  • Delanchy : Transport et logistique de produits frais
  • Hoope : production de produits gourmands et nutritifs à base super-aliments comme la spiruline
  • Le Bureau divin : cabinet de conseil et de formation en lien avec les métiers de la table
  • Label d’Oc : conserverie artisanale
  • Locacuisines : matériel de cuisine professionnelle mobile pur événementiel
  • Mamscook : blog culinaire et conseil en image et communication
  • Nordaq : eau de dégustation
  • Pacific West Food : produits de la mer surgelés

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