ToulÉco

Publié le jeudi 21 septembre 2017 à 19h30min par Philippe Font

« Le Stade toulousain ne peut pas dépendre d’une seule personne »

De l’école de rugby au siège de président du club le plus titré de France. L’ancien flanker Didier Lacroix a succédé en mai 2017 à René Bouscatel en poste depuis 1992. Objectif de l’ancien dirigeant de l’agence A la Une : redorer le blason quelque peu terni du Stade toulousain.

Pourquoi avoir décidé de devenir président du Stade toulousain ?
Didier Lacroix : C’est l’histoire d’une vie avec ce club. J’ai été joueur, entraîneur, j’ai eu un père dirigeant, un frère joueur, j’ai une entreprise qui travaille avec le Stade depuis vingt-cinq ans : c’est une suite naturelle. Le fait de céder la régie commerciale du Stade toulousain, gérée par mon ancienne société A la Une, me libère complètement et me permet de ne pas prêter le flanc à une quelconque confusion ou accusation de conflit d’intérêt.

A-t-il été difficile de renoncer à diriger votre société A la Une ?

Bien sûr ! D’autant que la régie commerciale du Stade toulousain est une entité majeure dans le groupe A la Une : elle représente un tiers de l’activité. Cette société, je l’ai créée de toutes pièces en 1994, au moment où le budget sponsoring du Stade toulousain était de 300.000 euros. Aujourd’hui il est de 12 millions d’euros. Mais attention, entre-temps le rugby s’est métamorphosé avec de nouvelles compétitions, il y a eu la suprématie du Stade toulousain, tout cela est le fruit d’un travail avec le club. Nous avons essayé d’être pionniers et inventifs pour permettre au club d’avoir des moyens de se développer.

Au Stade toulousain, les résultats économiques peuvent-ils être dissociés des résultats sportifs ?

Au-delà du domaine sportif, le Stade toulousain se doit d’avoir dans son comportement général, dans son activité économique, un rôle social et environnemental, une position qui dépasse la notion de l’équipe fanion. Sans se comparer à lui, on peut s’inspirer du Barça : le club catalan a une devise fédératrice « Més que un club ». Au-delà du volet sportif, il y a toutes les actions que peut initier le Stade toulousain sur l’accompagnement des institutions avec le rayonnement de l’image sur le département, en région et à l’international. Le club est cité en exemple à Toulouse au même titre que l’aéronautique, sa joie de vivre, la gastronomie.. D’ailleurs quand on arrive à l’aéroport de Toulouse on tombe sur des images du Stade toulousain. C’est dû à son rayonnement qui dépasse les résultats sportifs à court terme.

Lors de votre présentation, vous avez parlé de développement à l’international. Quelle est la stratégie ?
Nous avons une image à cultiver à l’international : on se demande comment se rapprocher de franchises américaines, notamment dans le rugby féminin. Nous songeons à exporter notre matière grise dans le domaine de la formation, pour aider ces clubs, d’où l’arrivée de Thomas Castaignède au directoire. Il a ce regard extérieur lié à son parcours personnel et sa présence pendant sept ans dans le club anglais des Saracens. Aujourd’hui il y a plusieurs objectifs : développer la marque à l’international, sur le secteur de l’innovation notamment avec les start-up, l’insertion dans la partie sociétale, sur l’environnement ou la santé. On aura une feuille de route plus précise à la rentrée avec les moyens et les délais. En parallèle il faut gérer l’aspect sportif avec une saison qui va débuter, 100% des décisions ont déjà ou auront été arrêtées à ma prise de fonction le 1er juillet. Nous ferons peut-être les mêmes choses, mais différemment (…)

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